Echos de la vie paroissiale

Mercredi, d’autres fidèles se sont ajoutés à ceux de la veille. L’ambiance est déjà plus détendue.

Jeudi, tout est à nouveau comme avant. Le masque cache nos détresses, mais nos yeux sont brillants du bonheur de nous retrouver  Le Saint Sacrement est posé tout en douceur, nous rentrons dans une paix, une prière des plus profondes, entraînés par le prêtre qui, comme un bon berger, a su mener son troupeau dans la prière, dans les chants et a permis d’oublier , un temps soit peu, tout le reste, tout l’accessoire pour nous tourner vers l’essentiel : le Saint Sacrement.Dimanche 10h30, des dizaines de mains, de petits pieds s’affairent dans tous les sens mais tel un ballet d’instruments, tout s’orchestre admirablement. Les fidèles perdent peu à peu leurs craintes et se tournent vers le Seigneur qui les enveloppe de son Amour et de son pardon. La porte s’ouvre sur un parvis noyé de lumière du soleil, pour laisser sortir un à un les fidèles, le cœur en fête et emplis de la  Lumière du Seigneur

Fête du Saint-Sacrement

Quatorze juin, dimanche de la Fête Dieu, fête du Saint Sacrement. La fenêtre est ouverte sur une belle journée ensoleillée qui commence. Je suis occupée à répondre à mes mails quand j’entends soudain un bruit que j’attendais depuis si longtemps- le tintement de la cloche de l’église Notre-Dame. Elle sonne à toute volée, voulant annoncer à tous les fidèles que les célébrations reprennent. « Venez, venez, quittez vos pantoufles, le Seigneur vous attend. » semblent-elles dire. Même les oiseaux se sont tus. ..et même mon doigt sur la souris s’est figé !

Mon esprit vagabonde, s’envole en m’imaginant les sacristains affairés dans l’église à tout préparer pour accueillir les tout premiers fidèles, confinés depuis trois mois devant leur poste de tv pour écouter la messe. 

Personnellement, ce confinement fut un moment spécial, mais que j’ai mis à profit pour  me réapproprier les Ecritures, les relire, les écrire, les enregistrer, faire des recherches. Bref, les approfondir comme je ne prenais pas assez de temps à le faire. Et grâce à ce confinement, je tâcherai de continuer sur cette nouvelle voie. 

Et aujourd’hui, pour peaufiner ce que tout un chacun a fait, quelle coïncidence, la première messe concorde avec la Fête du Saint Sacrement, la Fête du Pain !Comme si le Christ nous disait : « Vous voyez, je suis toujours là,  vous ne le saviez peut-être plus, mais j’étais là »