Pourquoi aller à la messe ?

La situation actuelle de la crise sanitaire prive bon nombre de chrétiens de participer à la messe le dimanche. Beaucoup de paroisses essaient d’inventer des moyens qui permettraient aux paroissiens d’assister à une messe dominicale, au moins de temps en temps. Il y a des listes d’inscriptions pour une date bien définie, des possibilités d’assister à une messe de semaine en remplacement de celle du dimanche, des essais de sensibiliser les personnes à s’arranger entre elles pour organiser un roulement des présences dans l’assemblée dominicale, etc.

Tout en sachant qu’il n’y a pas de solution parfaite qui peut contenter tout le monde, je sens parfois une ambiance de ras-le-bol, d’incompréhension et de relâchement …

Cette situation nous amène de temps en temps à fermer nos oreilles pour ne pas entendre le cri de détresse d’un frère, d’une sœur de la paroisse qui a, lui/elle aussi, soif de participer quelquefois à une messe. Ou au contraire, parfois nous nous retranchons derrière l’excuse de sécurité sanitaire pour ne pas aller à la messe. 

La rédaction du Lien s’est posé des questions : Pourquoi vais-je à la messe ? Qu’est-ce qui m’y conduit ? Qu’est-ce que je cherche ? Qu’est-ce qui me manque quand je ne peux pas participer à la messe ? Comment puis-je combler le vide que j’éprouve sans la messe du dimanche ?

Nous vous proposons des témoignages qui nous partagent comment les uns ou les autres vivent la situation actuelle avant de vous présenter, à partir de septembre, les parties d’une messe, leurs sens et leurs importances pour le baptisé, pour le peuple de Dieu.

La messe, une célébration du culte, un rite, …. ou bien plus ?

Irmgard B. – Le Lien mai 2021

Session biblique en août

Chercher la fraternité – l’histoire de Joseph (Gn 37-50)

Animation : André Wénin

Du mercredi 18 août 2021 à 16h au samedi 21 à 16h

La fraternité est un des thèmes majeurs du livre de la Genèse. Dès le chapitre 4, avec l’histoire de Caïn, il apparaît qu’être frère, ce n’est pas seulement être du même sang, mais créer un véritable lien de fraternité, toujours sous la menace de l’envie et de la jalousie. L’intrigue de l’histoire de Joseph est largement construite autour ce défi. Dès le départ, en effet, le groupe des fils de Jacob est déchiré par la jalousie et la haine, et le chemin sera long pour que Joseph et ses frères apprennent comment vivre en frères, par-delà la violence et la peur.

PAF : 160 € (tout compris)

où ? Monastère de Rixensart

Info : accueil(a)monastererixensart.be ou 02/652.06.01

Activités proposées par le centre ND de la Justice (Rhode)

En solitude, avec possibilité d’accompagnement du 21/7 au 29/07

Séjour individuel de recueillement.

Possibilités d’accompagnement individuel par une des animatrices du centre, à préciser lors de l’inscription :

Détails : https://www.ndjrhode.be/se-ressourcer/en-solitude/

Exercices spirituels du 3/8 au 11/8

Exercices spirituels individuellement accompagnés

  • du 3 août (16h) au 11 août (16h) – Abbé Roger Tardy  (Diocèse de Paris)
  • du 3 août (16h) au 11 août (16h) – Marie-Christine Hausman,

Détails ; https://www.ndjrhode.be/retraites/exercices-spirituels/

Prochainement

Détails ; https://www.ndjrhode.be/retraites/exercices-spirituels/

Une lecture pour vos vacances

Le livre de notre cardinal : Foi & religion dans une société moderne

Le cardinal Joseph De Kesel fait le même pari que le pape François face aux phénomènes contemporains – déjà anciens – de la sécularisation, de l’indifférence religieuse et de l’affaiblissement institutionnel : ce n’est pas par une culture de la confrontation ni par une tentative de revival d’un passé révolu que le christianisme peut retrouver de l’audience et des couleurs en Europe, sinon il risque de s’isoler et de se couper du monde. Le salut de la mission universelle de l’Église dépend plutôt de son aptitude à faciliter une culture de la rencontre et du dialogue avec tous ceux qui veulent humaniser la société moderne et refusent la marginalisation de la religion de la sphère publique. C’est ce pari qu’expérimente d’ores et déjà le cardinal De Kesel dans une société belge profondément sécularisée. Dans cet ouvrage, l’auteur s’exprime sur les grands défis de l’Église avec un esprit de synthèse remarquable et un langage clair qui renforcent l’acuité de son message.

Si vous êtes intéressés par cet ouvrage, un exemplaire par paroisse sera à votre disposition en bibliothèque paroissiale.

Une prière pour les vacances

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Jésus, tu nous dit :

« Venez à l’écart, dans un lieu désert, et reposer-vous un peu. »

Ouf ! Quelle joie !

Notre guide, notre premier de cordée, nous invite au repos…

Le travail est de plus en plus technique.

Les engagements sont de plus en plus prenants.

Nos agendas sont de plus en plus chargés.

Notre idéal est de plus en plus pressant : il vaudrait mieux, il faudrait, il faudra bien….

Ouf ! Tu nous invites au repos !

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La liturgie de la Parole

Cette partie de la messe est constituée par les lectures, le Psaume, l’Évangile, l’Homélie, un temps de silence, la Profession de Foi, la prière universelle, qui est la prière des fidèles et que nous appelons aussi les intentions.

La première lecture est le plus souvent tirée de l’Ancien Testament, en vue de préparer la lecture de l’Évangile. Par l’Ancien Testament nous mettons nos pas dans ceux qui, avant nous, ont cru en la venue du Christ.

Le Psaume

Les Psaumes sont des chants, des prières de l’Ancien Testament. Ils nous partagent la joie, la tristesse, la crainte, le désir et le refus, mais aussi la colère des hommes devant Dieu. Ils nous permettent de prier et de méditer nos propres situations de vie. Ils nous offrent toutes les nuances  des sentiments humains. Jésus a prié les Psaumes. En les priant avec lui, notre prière devient le chant du Fils à son Père.

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Viens du bon côté !

P.D.

Vois l’oiseau qui se balance au bout d’une branche, alerte devant tout ce qui se passe alentour, chantant sans préoccupation de droits de propriété mais revenant volontiers se redire. Viens aussi te dire et te redire ; qui régulièrement devant une potale, autre en une chapelle, ou encore face à une croix en la demeure, ou à contempler une image. Dire et te redire aussi dans les yeux rayonnants ou douloureux d’un frère ou d’une sœur, handicapé ou hospitalisé, et dans les yeux interrogateurs ou interpellant d’un enfant comme d’un collègue de travail.

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La musique et le chant dans la liturgie : pourquoi ?

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La pratique du chant dans les religions depuis l’origine de l’humanité se perd dans la nuit des temps. On peut même se demander si le désir de s’élever vers la divinité a suscité le chant, ou l’inverse. Nos ancêtres, ayant un vocabulaire très limité, communiquaient entre eux surtout par l’intonation de leur voix. Ceci est encore vrai dans certaines langues actuelles (p.ex. le Mandarin).

Au temps de Jésus, les textes sacrés étaient psalmodiés par les ministres du culte. Cette pratique est restée présente dans les cérémonies juives et musulmanes.

Et nous ? Que vient faire le « musical » dans nos rassemblements liturgiques ?

Il répond avant tout à la nécessité d’élever notre élan vers Dieu. Il est à ce titre le correspondant sonore de l’élévation architecturale de nos églises. Toute parole, toute prière venant du cœur de l’homme prend ainsi une teinte de solennité, ce qui lui permet de s’élancer vers le ciel, comme les voûtes d’une cathédrale. 

Ensuite, le chant vient ponctuer la Parole venant de Dieu : en la psalmodiant, le chantre donne au peuple de Dieu le temps nécessaire pour la ruminer, et la faire entrer dans la bonne terre de notre cœur.

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Déroulement de la messe : partie 1

La liturgie de l’accueil (rites d’ouverture)

*Le rassemblement des personnes
Nous venons de tous les horizons. Nous avons quitté notre quotidien et nous nous retrouvons sur le parvis de l’église. Nous nous saluons et échangeons quelques nouvelles… Puis nous entrons dans l’église.


*Le rassemblement des cœurs en une seule voix: le chant d’entrée
Le chant d’entrée ouvre la célébration et favorise l’union des fidèles rassemblés. Chanté d’une seule voix par tous, il dit que l’Église est Unité. 


*Le signe de croix:
Pour être unis, pour faire UN, nous devons nous tourner vers le Père à la façon de Jésus en accueillant la force de l’Esprit. Nous nous souvenons de cela en faisant le signe de croix : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. » C’est Dieu qui peut nous rassembler en un seul corps! 


*Le rassemblement des cœurs autour de Dieu: La salutation du prêtre.
Le prêtre nous invite à nous ouvrir à Dieu et à L’accueillir: « Le Seigneur soit avec vous! ».  Nous répondons: « Et avec votre esprit! » 

Kieffer – Paroisse St Mathieu sur Loire

Quel est le sens de ce dialogue ?

Le missel romain explique que « le prêtre signifie à la communauté rassemblée la présence du Seigneur ».  Cela nous rappelle la salutation de l’Ange à Marie et cela ne peut que nous réjouir. Dès l’entrée en célébration, la présence du Seigneur est effective et active !

La réponse « Et avec votre esprit » est plus qu’un simple « et avec vous aussi ». Le mot « esprit » se réfère à l’Esprit Saint reçu lors de son ordination.  Nous reconnaissons que le célébrant est animé par l’Esprit-Saint pour accomplir son service liturgique.

Le dialogue exprime ainsi la foi commune et le désir réciproque d’être avec le Seigneur, et de vivre l’unité avec toute la communauté. C’est un beau souhait que nous nous faisons mutuellement: Que Le Seigneur source d’Amour, de Paix, de Lumière,…, soit avec tous! 

Notons que c’est le célébrant qui entame le dialogue : c’est le Seigneur qui fait le premier pas en s’adressant à nous par la voix du célébrant.

La formule a une valeur œcuménique : elle est présente dans les liturgies orthodoxes et protestantes.

*Le rassemblement des cœurs en un seul cœur: Nous nous reconnaissons tous pécheurs
Il y a parfois en nos cœurs du mépris, de la rancœur, … envers quelqu’un. Nous avons du mal à aimer. Le temps du pardon, en début de célébration nous propose ce regard sur nous-mêmes et nous rappelle l’aide divine, son Amour et sa miséricorde infinie. Durant ce temps, nous demandons à Dieu de nous aider à aimer un peu plus tous ceux que nous n’aimons pas assez, de nous aider à les accueillir en nos cœurs.


*Le rassemblement des cœurs en une seule louange: Gloire à Dieu:
Réconciliés avec nous-mêmes et avec nos frères, nous pouvons nous tourner pleinement vers Dieu et chanter ensemble sa Gloire. Mais que veut dire « la Gloire de Dieu » ?

En hébreu, la gloire signifie « être lourd », « peser », ce qui a du poids. La Gloire c’est ce qui compte, ce qui donne sens.

Dans le Nouveau-Testament, nous chantons la gloire de Dieu en reconnaissant l’Être de Dieu, qui se manifeste dans un petit enfant. Luther parle d’un Dieu dont « on ne peut pas comprendre la grandeur si on ne comprend pas sa petitesse ».

Sainte Irénée nous dit : “La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu.” 


*La prière de la Collecte: prière d’ouverture.:
Le prêtre dit « Prions» suivi d’un moment de silence. « Le silence consiste à se disposer à écouter d’autres voix : celle de notre cœur et, surtout, la voix de l’Esprit-Saint. (…) Il aide à se recueillir et à penser à la raison pour laquelle nous sommes là. Il est alors important d’écouter notre âme pour l’ouvrir ensuite au Seigneur. Peut-être venons-nous un jour de fatigue, de joie, de souffrance, et nous pouvons le dire au Seigneur, invoquer son aide, lui demander d’être proche de nous (…) ». Pape François, Audience Générale du 10 janvier 2018.

Le célébrant, rassemblant toutes nos intentions, récite une oraison qui conclut les rites d’ouverture.

Viens Esprit-Saint

B. Lopez

Esprit-Saint, mémoire de Dieu, ravive en nous le souvenir du don reçu.

Libère-nous de la paralysie de l’égoïsme et allume en nous le désir de servir, de faire du bien. Parce que le pire de cette crise, c’est seulement le drame de la gâcher, en nous refermant sur nous-mêmes.


Viens, Esprit Saint: toi qui es harmonie, fais de nous des bâtisseurs d’unité ; toi qui te donnes toujours, donne-nous le courage de sortir de nous-mêmes, de nous aimer et de nous aider, pour devenir une unique famille. Amen

pape François, homélie de Pentecôte 2020

Qu’est-ce que la messe ?

Pour répondre à cette question, nous nous appuyons sur le cycle de catéchèse donné par le pape François à ce sujet lors d’audiences générales (novembre 2017 – avril 2018).

« La messe, c’est la rencontre de Dieu, à travers sa Parole et le Corps et le Sang de Jésus. Nous allons à la messe pour rencontrer le Seigneur ou mieux, pour nous laisser rencontrer par Lui, écouter sa parole, nous nourrir à sa table, et devenir ainsi Église ». Le Pape ajoute :

« Nous, chrétiens, avons besoin de participer à la Messe du dimanche parce que ce n’est qu’avec la grâce de Jésus, avec sa présence vivante en nous et parmi nous, que nous pouvons mettre en pratique son commandement, et être ainsi ses témoins crédibles. (…)

En forçant le trait, nous pourrions dire que la messe est comme un grain, un grain de blé qui doit ensuite grandir dans la vie ordinaire, grandir dans les bonnes œuvres, les attitudes qui nous font ressembler à Jésus ». 

eucharistie
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Parfois, nous assistons à la messe de manière machinale, sans vraiment y être. Pour nous aider à vivre pleinement l’Eucharistie, le pape François nous invite à (re)découvrir le sens de tous ces signes, ces rites que forment une messe. En comprenant mieux la messe, nous y participerons assurément mieux. 

La messe comporte différentes parties : 

  • La liturgie de l’accueil et du rassemblement (ou rites initiaux)
  • La liturgie de la Parole 
  • La liturgie de l’Eucharistie
  • La liturgie de l’envoi (ou rites de conclusion)

Les rites de chaque partie seront approfondis dans de prochaines publications du Lien (2021)