A la veille de funérailles giga !

Bonjour. Être chrétiens aujourd’hui, c’est marcher sur les chemins du monde d’aujourd’hui, les regarder, les interroger, les mesurer, marcher et les soigner. Y sommes-nous attentifs ?  Vraiment en tous points ?

Demain nous connaîtrons au concret les funérailles giga (gigantesques) de la reine Elisabeth II d’Angleterre qui, par le fait d’une vieille tradition anglo-saxonne, seront disproportionnées dans un monde profondément tiraillé. 

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Chemin des écoliers

Alors que nos plus jeunes ont été invités dès la dernière semaine du mois d’août à rejoindre leurs amis et amies des établissements scolaires, ne nous livrent-ils pas en sourdine que le temps de l’apprentissage dans la vie est précieux pour quiconque et qu’il importe d’y inscrire ses pas ?  Pourquoi les pas ne devraient-ils s’inscrire que pour nos plus jeunes ? Aurions-nous peur de reconnaître devant nos petits-enfants que nous devons tous et toutes être des écoliers, quel que soit notre âge ?

Le chemin sur lequel nous pouvons nous engager tout au long de cette année sera probablement fait de jours de transports de joie dans les découvertes et des jours d’épreuves que sont parfois des charges de responsabilité trop lourdement déposées sur nos épaules fortes et à la fois fragiles. Ces jours divers devront sans doute nous porter de l’avant dans des tâches parentales, dans des exigences professionnelles, dans les périodes d’un corps malade ou de l’esprit qui vacille.

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Qu’est-ce que le Conseil de l’UP ?

Le Conseil de l’Unité pastorale (CUP) réunit tous les co-responsables des 8 pôles constituant l’UP (pôle catéchèse, pôle jeunes, pôle communication, pôle ressourcement, pôle couples et familles, pôle santé, pôle deuil et funérailles, pôle solidarité).

Il veille à la vitalité l’Unité Pastorale dans sa mission d’évangélisation. Il est au service de nos communautés.

Il offre un cadre de discussion, de discernement, d’évaluation de tout ce qui se vit au sein de l’UP.

Qu’est-ce qu’une équipe liturgique ?

L’équipe liturgique a pour but de permettre à notre communauté de vivre ensemble la messe.

Elle aide l’assemblée par les prières, les gestes, les signes (comme les fleurs), les chants, les silences, … à entrer pleinement dans l’Eucharistie.

Dans notre communauté, l’équipe liturgique est composée de plusieurs personnes représentant les deux paroisses et se rencontre pour préparer les temps forts: la rentrée paroissiale, l’Avent, Noël, le Carême, Pâques.

En présence d’un prêtre, elle prépare le déroulement des célébrations : la proclamation de la Parole, les gestes mis en valeur, une introduction à la célébration, tout en soutenant le projet pastoral.

La mission de l’équipe liturgique est ouverte à tous, et n’est pas du tout réservée à des professionnels. Quelle que soit votre formation, n’hésitez pas à nous rejoindre pour approfondir votre foi, pour participer à un service d’Église qui s’inscrit au cœur de la célébration eucharistique.

Bible, Église, Mariage, Christian
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Qu’est-ce qu’une assemblée paroissiale ?


L’invitation à l’assemblée paroissiale du 11 septembre concerne tous les paroissiens de Saint-Rémy et de Notre-Dame de Mousty, engagés ou non, de toute génération et de tout horizon. La dernière assemblée paroissiale remonte à 2018 !

Cette rencontre permet aux paroissiens de comprendre le thème de l’année pastorale, de prendre part aux décisions et d’y apporter leur contribution.

Le but de l’assemblée est donc de participer, de s’écouter (rappelez-vous notre retraite !), de discerner des propositions susceptibles d’améliorer la vie de la paroisse, de rendre nos communautés plus fraternelles et plus vivantes dans l’esprit de certains points soulevés par la consultation synodale. Il ne s’agit donc pas d’un lieu de revendication où chacun vient faire valoir ses propres intérêts.

Notre assemblée sera structurée en petits groupes d’échanges sous forme d’ateliers. Chacun pourra exprimer ses idées sur ce qui lui semble important à mettre en œuvre dans nos paroisses, en relation avec le thème de l’année et les points de réflexion soulevés par la consultation synodale. Au fond de l’église ou ici, vous trouverez déjà ces pistes de réflexion.

Tous ces échanges seront recueillis et fourniront une base de travail précieuse pour la suite.

En cette assemblée, guidés par l’Esprit, nous voulons nous mettre à l’écoute des autres pour discerner les appels du Seigneur. Nous vous attendons nombreux pour apporter votre contribution à ces échanges !

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Assomption 2022

C’est la fête de l’Assomption, ce lundi. 15 Août, Il est 10h30.  L’ambiance dans l’église Notre-Dame est détendue. Chacun se prépare à l’office qui sera célébré par notre curé Barnabé, pour nos deux paroisses. Comme à l’habitude, je suis à gauche, pas loin du chœur. Il fait chaud, orageux même. 

Près du pilier de cette église Millénaire, j’observe depuis mon arrivée, le chœur et la peinture ancienne qui entourent le tabernacle, la statue du Sacré-Cœur et la statue de la Vierge sous des cornes d’abondance stylisées.

Le chœur sous la nouvelle peinture, grâce au soleil à un éclat particulier, joyeux.

Une tache lumineuse, en bas, à hauteur du tabernacle, sur le bout de tableau, attire mon attention. Y-a-t-il un élément spécial à découvrir derrière cette tache éclairée. Cela m’intrigue ? 

L’ambiance est festive, notre chef de chœur est en forme, il anime la messe avec sa guitare.

La prière s’approfondit, l’assemblée participe. 

Le lecteur de l’épitre qui a perdu son épouse l’année dernière, a été choisi pour lire l’épitre. Hasard ou et choix judicieux. Il lit de manière rythmée, vivante. 

C’est à présent l’homélie, je suis particulièrement attentif. Notre curé fait allusion au peket versé à la fête du 15 Août, en Outre-Meuse, à Liège. 

Il n’y a pas que des fêtes profanes comme là, nous sommes ici en fête non par le péket que l’on verse dans les verres mais par la piété, la cohésion, la présence de l’assemblée nombreuse et priante. Notre projet à nous, c’est l’ouverture du cœur, par les chants, par nos prières.

Je suis particulièrement attentif à ce que dit Barnabé, deux points attirent mon attention.

Dans cette église dédicacée à la Vierge, depuis des siècles les fidèles la prient, l’honorent par leur présence, leur foi. Il nous parle aussi du dogme de l’Assomption intégré dans la Foi, dans les années 50 par le Pape Pie XII.

Mon attention s’échappe, retourne à la tache lumineuse sur la toile.

Mais au fond cette toile qui a été placée là, n’a rien à voir avec les années 50 !

Depuis plus de 250 ans, elle est là, peu connue, oubliée, ignorée.

Elle me revient en cette fête de l’Assomption brillamment, via cette tache.

C’est le tableau attribué au peintre G.P. Mensaert, exécuté en 1750, représentant l’Assomption de la vierge.  Il est placé sur le maître-autel en arrière-plan, peu visible.

La partie basse et centrale du tableau, et où précédemment, figurait le tombeau de la vierge, est occupée par la statue du Sacré-Cœur dans le trône du Saint-Sacrement. (°)

Ne faudrait-il pas pour l’enseignement de la foi, repartir sans doute de l’évangile, des épîtres mais aussi de l’histoire de l’église qui par sa décoration et son symbolisme met en valeur, exprime l’enseignement traditionnel.

L’assemblée poursuit sa dévotion accompagnée par les chants.

Les intentions sont particulièrement inspirées et profondes.  

Dans le déroulement de cette messe, ce n’est pas la sonorisation qui écrase les fidèles, ce sont les fidèles qui expriment leur présence par les chants. La nef résonne de leurs chants.

Vraiment cette célébration du 15 août est festive, chaleureuse, nous avons même eu droit à un chant en latin, a capella, d’une voix ferme et entrainante, par notre doyen d’âge, le père Luc, notre centenaire.

Que souhaiter de plus, aucun peket n’est nécessaire pour chanter et vivre dans la joie pendant ce recueillement, ces chants communautaires bien choisis et bien connus.

Merci à Pierre pour ce choix. Merci à Barnabé pour cette homélie, et à tous pour votre présence.

Bonne fête de l’Assomption.

André Boxus

(°) page 24 L’église Notre-Dame de Mousty-Abbé V. Chambille-Tiré-a-part Wavrensia.

Regards sur un tableau à l’église Notre-Dame

Le dimanche qui suit la fête de l’Ascension cette année, est particulier ; les paroissiens sont réunis à la messe de 10h30 pour la réouverture de l’église Notre-Dame à Mousty. Celle-ci a été fermée de nombreuses semaines pour que les peintres puissent rénover l’ancienne peinture.

Une messe festive soutenue musicalement par nos chorales est présidée par le délégué de l’évêque. Dans l’excellent feuillet support fourni par la paroisse, je suis la première lecture, extraite du livre des actes des apôtres (Ac 7, 55-60). C’est le martyre de Saint Etienne.

Dans son homélie, le chanoine Éric Mattheeuws parle de la place du bâtiment dans nos rites, notre quotidien. Pour soutenir notre foi, nos sens sont aussi sollicités, l’audition par la musique, les chants, le calme profond d’un moment de prière seul, la vue par la peinture verte neuve qui met en valeur l’espace de la nef, les plafonds, les arcades, la lumière qui traverse les vitraux à fond vert.

photo FE Mousty

Tiens, parallèlement à la première lecture, qu’on vient de lire des actes des apôtres, il y a un tableau de la lapidation de Saint Etienne dans l’église.

Quel est le rapport entre ce texte et le tableau de l’église ?

Anciennement un autel lui était dédié dans cette église mais depuis des générations, il a été démonté lors de travaux. Seul subsiste le tableau qui a été conservé et placé au-dessus de la porte allant au jubé.

Celui-ci a été remis en état pour l’occasion à l’initiative de la fabrique d’église.

Étonnement, l’ancien tableau est revenu de la rénovation avec une surprise. Derrière un nuage incongru, apporté par un peintre iconoclaste et que les rénovateurs ont enlevé, apparaissent 2 personnes, le Christ debout à la droite du Père, selon l’imagerie de l’époque.

photo FE Mousty

En comparant les photos avant et après la rénovation je reviens aux mots qu’Etienne déclara « Voici que je contemple les cieux ouverts et le fils de l’homme debout à la droite de Dieu »

Un sens très fort me touche, je viens de découvrir en cette période de l’Ascension comme une synchronicité, un moment providentiel.

Cette inauguration de l’église par la communauté, dans notre église par le hasard du calendrier, dans les trois jours de l’Ascension et le vrai sens du tableau peint pour exprimer la première lecture de l’épitre.

En me retournant vers le fond de l’église, à ma gauche « La mise au tombeau » et à ma droite, le « tableau de la lapidation de St Etienne », le fondement de notre foi commentée par le livre des Actes des Apôtres.

Ces tableaux sont comme une autre manière de partager, d’enseigner.

Au centre, l’orgue pour musicalement exprimer le centre de notre Foi, la Résurrection et l’Ascension.

N’y a-t-il pas meilleure manière que pour approfondir la parole, d’y ajouter nos sens ?

André Boxus

MARIE, MÈRE DE DIEU, MÈRE DE L’ÉGLISE, MÈRE DE CHACUN(E) DE NOUS

En Marie, Dieu achève sa création. Elle est tournée vers cœur de Dieu et répond librement, parfaitement, à la volonté du Père, à la grâce qui lui est offerte. C’est elle la Femme dont le Père rêvait depuis le début de la création. Celle qui peut donner vie au Fils qui unit l’humanité au Père.

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Marie est fille de la terre comme tout être humain mais par la grâce elle est le couronnement de la création. Marie est toute entière – corps et âme – offerte, abandonnée à Dieu, et peut être ainsi épousée par Dieu. Dans l’intimité de son être elle peut concevoir le Fils dans sa chair. C’est ainsi qu’elle permet au Verbe d’aller jusqu’au bout de l’Amour et de rétablir l’alliance entre Dieu et l’homme. 

Par son « fiat », Marie porte Jésus, dans son sein et avec lui son sacerdoce qu’elle accompagne silencieusement jusqu’à la croix où elle offre le Fils au Père. Par ce geste elle est intimement, mystiquement, liée au sacerdoce, à l’offrande du Christ.

Marie fait tellement sien cet acte de salut et de sanctification pour les hommes, qu’elle est, en tant que « mère » et en tant que « Femme », à côté de Jésus, l’Époux unique de l’Humanité. Elle est la figure de l’Humanité-Épouse, la figure de l’Église. Elle est la Mère de l’Église, cette Église que l’Esprit Saint fait naître en Marie qui se tient près de son Fils sur la croix. On peut dire d’elle, qu’elle est « le sacerdoce commun en personne », c’est-à-dire le sacerdoce que l’Église entière reçoit du Christ dans l’acte du salut. Être sauvé, veut dire pour l’Église, devenir Église sacerdotale, Église-offrande.

Vivre notre mission baptismale signifie entre autre, accompagner Marie sous la croix, se laisser vider de soi-même pour recevoir l’Esprit qui fait naître et vivre l’Église encore aujourd’hui !

Irmgard