Comme Bartimé, l’aveugle, jetons nos manteaux

L’importance de la vue et de la mobilité dans la vie de tout homme n’est pas à démontrer. La perte de ces deux facultés condamne son porteur à une dépendance quasiment totale. A moins de les assumer et de les accepter, on se sent littéralement mort puisqu’on est coupé de la réalité, vu que la lumière permettant de voir, cède la place à l’obscurité. Enfin, n’étant pas créé pour dépendre entièrement, la privation d’autonomie représente également pour l’humain conscient une petite mort (symbolique). L’on comprend dès lors la perspicacité et la détermination de l’aveugle en apprenant que Jésus était à proximité. Sa seule préoccupation était de se voir libérer de sa cécité. C’était là l’occasion unique à ne pas louper. Mais Jésus ne l’a pas seulement délivré de la déficience visuelle physique qui le frappait mais également des autres cécités. Plusieurs raisons justifient cette conviction.   

D‘abord, la bonne vue (physique) comporte toujours l’illusion de faire croire qu’elle permet de tout voir. Rien de tel puisque toute vue est constamment partielle parce qu’elle ne se limite qu’à ce qui est devant, donc à l’extérieur et à l’extériorité, aux apparences et à la surface. Aussi est-elle toujours superficielle parce qu’elle ne laisse transparaître que ce qui se situe dans son horizon. De plus, en se bornant aux apparences, elle fausse le jugement qui,  de ce fait, ne se portera que sur un point de vue et sur l’ensemble. L’apparence ne dévoile que la face extérieure, ce qui apparaît et non ce qui est caché. Or, ceci est dissimulé non pas toujours parce qu’il est voilé mais parce qu’il se situe à l’intérieur. C’est la face cachée de l’iceberg que l’œil, malgré la bonne vue, ne perçoit pas. Le cœur, comme organe, n’est pas visible à l’œil nu. Il en est de même pour les microbes. Et pourtant, ils existent bel et bien. Il faut instrumentaliser les yeux pour les voir. 

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L’adoration

L’acte d’adoration ne se justifie que dans le cadre de l’expérience d’un vrai et authentique amour. Cela va de soi, car  toute personne qui aime et qui se sent totalement aimée par une autre, l’adore. Elle ne jure que par elle. L’amour profond conduit à un acte d’admiration, d’émerveillement de la personne aimée. Mais l’adoration vouée à une personne humaine ne correspond nullement à celle rendue à Dieu. Du point de vue spirituel, l’adoration n’est même plus un acte mais devient un culte. Les raisons pour lesquelles on adore un humain ne sont pas proportionnelles à celles qui justifient l’adoration de Dieu.

 Celle-ci procède d’abord de l’émerveillement que l’humain éprouve devant la grandeur de Dieu, la splendeur de sa création, l’infinité de sa bonté, l’universalité et l’incommensurabilité de son amour, bref devant tout ce qui résulte de LUI. Ayant reconnu et expérimenté tout cela, on est littéralement extasié et transporté par la magnificence divine. Aussi, n’est-il plus étonnant de se voir pousser par l’Esprit à remercier et louer Dieu.

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La liturgie de l’envoi

Nous clôturons par cet article l’explication du déroulement de la messe.

« Le Seigneur nous fait messagers »

La célébration se termine et c’est comme un nouveau départ pour nous… Nous sommes envoyés vers les autres pour vivre l’Évangile dans notre quotidien ! Un chant de sortie nous le rappelle : « Une messe commence quand un monde se construit … »

Kieffer

« Le Seigneur soit avec vous!

Et avec votre esprit.

Que Dieu tout puissant vous bénisse,

Le Père, Le Fils et Le Saint Esprit. Amen! 

Allez, dans la paix du Christ.

Nous rendons grâce à Dieu. »

La Bénédiction

Bénir, c’est « dire le Bien ». Le prêtre bénit l’assemblée au nom de Dieu, il annonce que Dieu reconnaît ce qu’il y a de bon en chacun, qu’il désire le bonheur des hommes et qu’il leur donne sa force.

Allez dans la paix du Christ

Le mot « messe » vient de « mission ». Comme Jésus a envoyé ses disciples, nous aussi, nous sommes envoyés avec les autres chrétiens pour annoncer la Bonne Nouvelle.

Voici un extrait de l’Audience générale par le pape François du 4 avril 2018

… De même que la messe avait débuté par un signe de croix, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, c’est encore au nom de la Sainte Trinité que s’achève la messe, c’est-à-dire l’action liturgique. Cependant, nous savons bien qu’à la fin de la messe, commence le temps du témoignage.

Les chrétiens ne vont pas à la messe comme un devoir hebdomadaire, pour passer ensuite à autre chose ! Les chrétiens vont à la messe pour participer à la passion et à la résurrection du Seigneur, et pour vivre ensuite toujours plus en chrétiens : c’est le temps du témoignage qui commence.

Nous sortons de la messe pour « aller dans la paix du Christ » apporter la bénédiction de Dieu dans nos activités quotidiennes, dans nos maisons, sur nos lieux de travail, dans les occupations de notre vie terrestre, en « glorifiant le Seigneur par notre vie ». Mais si nous sortons de la messe en faisant des commérages et en disant « regarde-le celui-là, regarde-la celle-là… », c’est que la messe n’a pas pénétré notre cœur. À chaque fois que je sors de la messe, je dois en sortir meilleur que je n’y suis entré, avec davantage de vie, de force, de volonté de vivre en témoin du Christ.

Nous passons donc de la célébration à la vie, conscients que la messe se réalise dans nos choix concrets si nous nous laissons impliquer en personne dans les mystères du Christ.

Nous ne devons pas oublier que nous célébrons l’Eucharistie afin d’apprendre à devenir des hommes et des femmes eucharistiques. Qu’est que cela signifie ? Cela signifie laisser agir le Christ dans nos actions : que ses pensées soient nos pensées, ses sentiments nos sentiments, ses choix nos choix. Voilà ce qu’est la sainteté : la sainteté chrétienne, c’est agir comme le Christ a agi. 

Les chrétiens sont des hommes et des femmes qui se laissent agrandir l’âme par la force de l’Esprit-Saint, après avoir reçu le corps et le sang du Christ. N’ayez pas l’âme étroite, fermée, petite, égoïste ! Mais une âme large, une âme grande, une âme qui voit grand … 

Les fruits de la messe sont par ailleurs destinés à mûrir dans la vie de chaque jour. En vérité, en renforçant notre union au Christ, l’Eucharistie renouvelle la grâce que l’Esprit nous a donnée lors de notre baptême et de notre confirmation, afin de rendre crédible notre témoignage de chrétiens. 

L’Eucharistique renouvelle, fortifie et approfondit le lien avec la communauté chrétienne à laquelle nous appartenons, selon le principe que l’Eucharistie fait l’Église, qu’elle nous unit tous.

Enfin, participer à l’Eucharistie nous engage également vis-à-vis des autres, en particulier des pauvres, en nous apprenant à passer de la chair du Christ à celle de nos frères, en lesquels le Christ attend d’être reconnu, servi, honoré, aimé.

La liturgie eucharistique

Pour revenir à notre effort de compréhension de ce que nous vivons à la messe, après l’Accueil et la Liturgie de la Parole revisités lors de nos éditions précédentes, vient la Liturgie eucharistique.

Cette partie de la messe est constituée par les Offrandes, la Prière Eucharistique et la Communion.

Les Offrandes

L’offrande est d’abord un don de Dieu aux hommes : « Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez : ceci est mon corps… » (Mt 26, 26-28) – Jésus s’offre pour que nous puissions vivre !

Le pain et le vin nous orientent vers l’offrande de Jésus, sa vie offerte. Et nous, que sommes-nous prêts à offrir ?

vitrail pain et vin
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*La procession des offrandes: En apportant le pain et le vin, nous remercions Dieu pour la surabondance de ses dons – la semence, la terre, la pluie, le soleil…. Mais aussi, la vie, les dons que chacun a reçus pour grandir … Et surtout L’Amour infini de Dieu qui nous accueille.

*La préparation des offrandes : Le prêtre accueille les offrandes apportées par des laïcs, les présente à Dieu.

*La prière sur les offrandes : Il prie et remercie avec et pour le peuple : « Prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église. » (L’Église est le peuple de Dieu!)

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Faites ceci en mémoire de moi

Tel est l’extrait des paroles prononcées par Jésus à travers lesquelles il a consacré et transformé le pain en son corps et le vin son sang. Nous nous pencherons sur le « ceci » et le « en mémoire de moi » sous l’angle théologique. L’ordre donné aux apôtres de faire ceci traduit la volonté de Jésus de les voir actualiser, assumer, vivre régulièrement la dernière cène. Mais dans sa vie publique, Jésus avait donné autant de signes préfigurant la dernière cène, l’action de grâce que nous appelons aujourd’hui eucharistie. Citons à titre d’exemple, l’épisode de la multiplication des pains et la catéchèse qui s’en était suivi. Après sa résurrection, saint Luc rapporte autrement le passage de la cène avec les disciples d’Emmaüs quand Jésus, étant à table avec eux, avait pris et rompu le pain, prononcé la bénédiction et le leur avait donné. Curieux de constater que c’est à ce moment que les yeux des disciples se sont ouverts et ils L’ont reconnu (Lc 24,30). Le dernier repas de sa vie (la cène) fut constitué du pain transformé en son corps livré mais davantage partagé et donné aux humains et du vin changé en son sang versé pour nouer avec eux une alliance. Le sens de l’acte et  paroles vécus le jeudi saint, s’est accompli le vendredi saint sur la croix. La dernière cène se prolonge à la crucifixion et s’achève à la résurrection. Actualiser cet événement, c’est célébrer cette alliance, cette union intime entre Jésus et nous, c’est fêter la libération qu’Il nous a obtenue sur la croix en nous arrachant de mains du diable pour nous confier à Dieu. C’est solenniser notre salut en nous délivrant définitivement de la mort. C’est célébrer la mort et la résurrection de Jésus et, anticipativement, la nôtre. C’est signer un pacte de vivre l’amour radical qu’implique sa mort sur la croix. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie à ceux que l’on aime. C’est sur la croix qu’il a témoigné de ce grand amour pour les humains. L’eucharistie à laquelle nous participons, est pour nous l’expression non seulement de l’alliance avec les personnes divines mais aussi de l’amour fraternel dont Jésus est le promoteur. C’est une action de grâce, c’est-à-dire une reconnaissance de tous les bienfaits et merveilles du Seigneur aux hommes et à l’humanité.

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La liturgie de la Parole

Cette partie de la messe est constituée par les lectures, le Psaume, l’Évangile, l’Homélie, un temps de silence, la Profession de Foi, la prière universelle, qui est la prière des fidèles et que nous appelons aussi les intentions.

La première lecture est le plus souvent tirée de l’Ancien Testament, en vue de préparer la lecture de l’Évangile. Par l’Ancien Testament nous mettons nos pas dans ceux qui, avant nous, ont cru en la venue du Christ.

Le Psaume

Les Psaumes sont des chants, des prières de l’Ancien Testament. Ils nous partagent la joie, la tristesse, la crainte, le désir et le refus, mais aussi la colère des hommes devant Dieu. Ils nous permettent de prier et de méditer nos propres situations de vie. Ils nous offrent toutes les nuances  des sentiments humains. Jésus a prié les Psaumes. En les priant avec lui, notre prière devient le chant du Fils à son Père.

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Viens du bon côté !

P.D.

Vois l’oiseau qui se balance au bout d’une branche, alerte devant tout ce qui se passe alentour, chantant sans préoccupation de droits de propriété mais revenant volontiers se redire. Viens aussi te dire et te redire ; qui régulièrement devant une potale, autre en une chapelle, ou encore face à une croix en la demeure, ou à contempler une image. Dire et te redire aussi dans les yeux rayonnants ou douloureux d’un frère ou d’une sœur, handicapé ou hospitalisé, et dans les yeux interrogateurs ou interpellant d’un enfant comme d’un collègue de travail.

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La musique et le chant dans la liturgie : pourquoi ?

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La pratique du chant dans les religions depuis l’origine de l’humanité se perd dans la nuit des temps. On peut même se demander si le désir de s’élever vers la divinité a suscité le chant, ou l’inverse. Nos ancêtres, ayant un vocabulaire très limité, communiquaient entre eux surtout par l’intonation de leur voix. Ceci est encore vrai dans certaines langues actuelles (p.ex. le Mandarin).

Au temps de Jésus, les textes sacrés étaient psalmodiés par les ministres du culte. Cette pratique est restée présente dans les cérémonies juives et musulmanes.

Et nous ? Que vient faire le « musical » dans nos rassemblements liturgiques ?

Il répond avant tout à la nécessité d’élever notre élan vers Dieu. Il est à ce titre le correspondant sonore de l’élévation architecturale de nos églises. Toute parole, toute prière venant du cœur de l’homme prend ainsi une teinte de solennité, ce qui lui permet de s’élancer vers le ciel, comme les voûtes d’une cathédrale. 

Ensuite, le chant vient ponctuer la Parole venant de Dieu : en la psalmodiant, le chantre donne au peuple de Dieu le temps nécessaire pour la ruminer, et la faire entrer dans la bonne terre de notre cœur.

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Déroulement de la messe : partie 1

La liturgie de l’accueil (rites d’ouverture)

*Le rassemblement des personnes
Nous venons de tous les horizons. Nous avons quitté notre quotidien et nous nous retrouvons sur le parvis de l’église. Nous nous saluons et échangeons quelques nouvelles… Puis nous entrons dans l’église.


*Le rassemblement des cœurs en une seule voix: le chant d’entrée
Le chant d’entrée ouvre la célébration et favorise l’union des fidèles rassemblés. Chanté d’une seule voix par tous, il dit que l’Église est Unité. 


*Le signe de croix:
Pour être unis, pour faire UN, nous devons nous tourner vers le Père à la façon de Jésus en accueillant la force de l’Esprit. Nous nous souvenons de cela en faisant le signe de croix : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. » C’est Dieu qui peut nous rassembler en un seul corps! 


*Le rassemblement des cœurs autour de Dieu: La salutation du prêtre.
Le prêtre nous invite à nous ouvrir à Dieu et à L’accueillir: « Le Seigneur soit avec vous! ».  Nous répondons: « Et avec votre esprit! » 

Kieffer – Paroisse St Mathieu sur Loire

Quel est le sens de ce dialogue ?

Le missel romain explique que « le prêtre signifie à la communauté rassemblée la présence du Seigneur ».  Cela nous rappelle la salutation de l’Ange à Marie et cela ne peut que nous réjouir. Dès l’entrée en célébration, la présence du Seigneur est effective et active !

La réponse « Et avec votre esprit » est plus qu’un simple « et avec vous aussi ». Le mot « esprit » se réfère à l’Esprit Saint reçu lors de son ordination.  Nous reconnaissons que le célébrant est animé par l’Esprit-Saint pour accomplir son service liturgique.

Le dialogue exprime ainsi la foi commune et le désir réciproque d’être avec le Seigneur, et de vivre l’unité avec toute la communauté. C’est un beau souhait que nous nous faisons mutuellement: Que Le Seigneur source d’Amour, de Paix, de Lumière,…, soit avec tous! 

Notons que c’est le célébrant qui entame le dialogue : c’est le Seigneur qui fait le premier pas en s’adressant à nous par la voix du célébrant.

La formule a une valeur œcuménique : elle est présente dans les liturgies orthodoxes et protestantes.

*Le rassemblement des cœurs en un seul cœur: Nous nous reconnaissons tous pécheurs
Il y a parfois en nos cœurs du mépris, de la rancœur, … envers quelqu’un. Nous avons du mal à aimer. Le temps du pardon, en début de célébration nous propose ce regard sur nous-mêmes et nous rappelle l’aide divine, son Amour et sa miséricorde infinie. Durant ce temps, nous demandons à Dieu de nous aider à aimer un peu plus tous ceux que nous n’aimons pas assez, de nous aider à les accueillir en nos cœurs.


*Le rassemblement des cœurs en une seule louange: Gloire à Dieu:
Réconciliés avec nous-mêmes et avec nos frères, nous pouvons nous tourner pleinement vers Dieu et chanter ensemble sa Gloire. Mais que veut dire « la Gloire de Dieu » ?

En hébreu, la gloire signifie « être lourd », « peser », ce qui a du poids. La Gloire c’est ce qui compte, ce qui donne sens.

Dans le Nouveau-Testament, nous chantons la gloire de Dieu en reconnaissant l’Être de Dieu, qui se manifeste dans un petit enfant. Luther parle d’un Dieu dont « on ne peut pas comprendre la grandeur si on ne comprend pas sa petitesse ».

Sainte Irénée nous dit : “La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu.” 


*La prière de la Collecte: prière d’ouverture.:
Le prêtre dit « Prions» suivi d’un moment de silence. « Le silence consiste à se disposer à écouter d’autres voix : celle de notre cœur et, surtout, la voix de l’Esprit-Saint. (…) Il aide à se recueillir et à penser à la raison pour laquelle nous sommes là. Il est alors important d’écouter notre âme pour l’ouvrir ensuite au Seigneur. Peut-être venons-nous un jour de fatigue, de joie, de souffrance, et nous pouvons le dire au Seigneur, invoquer son aide, lui demander d’être proche de nous (…) ». Pape François, Audience Générale du 10 janvier 2018.

Le célébrant, rassemblant toutes nos intentions, récite une oraison qui conclut les rites d’ouverture.

Qu’est-ce que la messe ?

Pour répondre à cette question, nous nous appuyons sur le cycle de catéchèse donné par le pape François à ce sujet lors d’audiences générales (novembre 2017 – avril 2018).

« La messe, c’est la rencontre de Dieu, à travers sa Parole et le Corps et le Sang de Jésus. Nous allons à la messe pour rencontrer le Seigneur ou mieux, pour nous laisser rencontrer par Lui, écouter sa parole, nous nourrir à sa table, et devenir ainsi Église ». Le Pape ajoute :

« Nous, chrétiens, avons besoin de participer à la Messe du dimanche parce que ce n’est qu’avec la grâce de Jésus, avec sa présence vivante en nous et parmi nous, que nous pouvons mettre en pratique son commandement, et être ainsi ses témoins crédibles. (…)

En forçant le trait, nous pourrions dire que la messe est comme un grain, un grain de blé qui doit ensuite grandir dans la vie ordinaire, grandir dans les bonnes œuvres, les attitudes qui nous font ressembler à Jésus ». 

eucharistie
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Parfois, nous assistons à la messe de manière machinale, sans vraiment y être. Pour nous aider à vivre pleinement l’Eucharistie, le pape François nous invite à (re)découvrir le sens de tous ces signes, ces rites que forment une messe. En comprenant mieux la messe, nous y participerons assurément mieux. 

La messe comporte différentes parties : 

  • La liturgie de l’accueil et du rassemblement (ou rites initiaux)
  • La liturgie de la Parole 
  • La liturgie de l’Eucharistie
  • La liturgie de l’envoi (ou rites de conclusion)

Les rites de chaque partie seront approfondis dans de prochaines publications du Lien (2021)