Regards sur un tableau à l’église Notre-Dame

Le dimanche qui suit la fête de l’Ascension cette année, est particulier ; les paroissiens sont réunis à la messe de 10h30 pour la réouverture de l’église Notre-Dame à Mousty. Celle-ci a été fermée de nombreuses semaines pour que les peintres puissent rénover l’ancienne peinture.

Une messe festive soutenue musicalement par nos chorales est présidée par le délégué de l’évêque. Dans l’excellent feuillet support fourni par la paroisse, je suis la première lecture, extraite du livre des actes des apôtres (Ac 7, 55-60). C’est le martyre de Saint Etienne.

Dans son homélie, le chanoine Éric Mattheeuws parle de la place du bâtiment dans nos rites, notre quotidien. Pour soutenir notre foi, nos sens sont aussi sollicités, l’audition par la musique, les chants, le calme profond d’un moment de prière seul, la vue par la peinture verte neuve qui met en valeur l’espace de la nef, les plafonds, les arcades, la lumière qui traverse les vitraux à fond vert.

photo FE Mousty

Tiens, parallèlement à la première lecture, qu’on vient de lire des actes des apôtres, il y a un tableau de la lapidation de Saint Etienne dans l’église.

Quel est le rapport entre ce texte et le tableau de l’église ?

Anciennement un autel lui était dédié dans cette église mais depuis des générations, il a été démonté lors de travaux. Seul subsiste le tableau qui a été conservé et placé au-dessus de la porte allant au jubé.

Celui-ci a été remis en état pour l’occasion à l’initiative de la fabrique d’église.

Étonnement, l’ancien tableau est revenu de la rénovation avec une surprise. Derrière un nuage incongru, apporté par un peintre iconoclaste et que les rénovateurs ont enlevé, apparaissent 2 personnes, le Christ debout à la droite du Père, selon l’imagerie de l’époque.

photo FE Mousty

En comparant les photos avant et après la rénovation je reviens aux mots qu’Etienne déclara « Voici que je contemple les cieux ouverts et le fils de l’homme debout à la droite de Dieu »

Un sens très fort me touche, je viens de découvrir en cette période de l’Ascension comme une synchronicité, un moment providentiel.

Cette inauguration de l’église par la communauté, dans notre église par le hasard du calendrier, dans les trois jours de l’Ascension et le vrai sens du tableau peint pour exprimer la première lecture de l’épitre.

En me retournant vers le fond de l’église, à ma gauche « La mise au tombeau » et à ma droite, le « tableau de la lapidation de St Etienne », le fondement de notre foi commentée par le livre des Actes des Apôtres.

Ces tableaux sont comme une autre manière de partager, d’enseigner.

Au centre, l’orgue pour musicalement exprimer le centre de notre Foi, la Résurrection et l’Ascension.

N’y a-t-il pas meilleure manière que pour approfondir la parole, d’y ajouter nos sens ?

André Boxus

MARIE, MÈRE DE DIEU, MÈRE DE L’ÉGLISE, MÈRE DE CHACUN(E) DE NOUS

En Marie, Dieu achève sa création. Elle est tournée vers cœur de Dieu et répond librement, parfaitement, à la volonté du Père, à la grâce qui lui est offerte. C’est elle la Femme dont le Père rêvait depuis le début de la création. Celle qui peut donner vie au Fils qui unit l’humanité au Père.

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Marie est fille de la terre comme tout être humain mais par la grâce elle est le couronnement de la création. Marie est toute entière – corps et âme – offerte, abandonnée à Dieu, et peut être ainsi épousée par Dieu. Dans l’intimité de son être elle peut concevoir le Fils dans sa chair. C’est ainsi qu’elle permet au Verbe d’aller jusqu’au bout de l’Amour et de rétablir l’alliance entre Dieu et l’homme. 

Par son « fiat », Marie porte Jésus, dans son sein et avec lui son sacerdoce qu’elle accompagne silencieusement jusqu’à la croix où elle offre le Fils au Père. Par ce geste elle est intimement, mystiquement, liée au sacerdoce, à l’offrande du Christ.

Marie fait tellement sien cet acte de salut et de sanctification pour les hommes, qu’elle est, en tant que « mère » et en tant que « Femme », à côté de Jésus, l’Époux unique de l’Humanité. Elle est la figure de l’Humanité-Épouse, la figure de l’Église. Elle est la Mère de l’Église, cette Église que l’Esprit Saint fait naître en Marie qui se tient près de son Fils sur la croix. On peut dire d’elle, qu’elle est « le sacerdoce commun en personne », c’est-à-dire le sacerdoce que l’Église entière reçoit du Christ dans l’acte du salut. Être sauvé, veut dire pour l’Église, devenir Église sacerdotale, Église-offrande.

Vivre notre mission baptismale signifie entre autre, accompagner Marie sous la croix, se laisser vider de soi-même pour recevoir l’Esprit qui fait naître et vivre l’Église encore aujourd’hui !

Irmgard

Oser prier le chapelet


Le chapelet désigne à la fois la prière et l’objet utilisé pour la réciter. C’est une prière répétitive en apparence mais qui permet de méditer la vie du Christ. En effet, lors d’un chapelet, le récitant médite 5 « mystères », 5 passages de la vie du Christ, en compagnie de la Mère du Seigneur.

Prier le Chapelet ou le Rosaire c’est une pause spirituelle, une méditation intérieure, une « douce conversation avec Dieu », la prière simple d’un enfant de Dieu, mais aussi une manière de placer le Christ au centre de notre vie de croyant. (exvotodei.com)

« Prier ensemble le chapelet, c’est faire rentrer Marie dans nos cœurs et laisser la joie nous habiter. Marie, maman du Ciel, prions pour qu’elle nous ouvre le chemin vers le Seigneur ! Nous prions le chapelet, nous nous recueillons, nous confions à Marie nos désirs et nos peines« .  Isoline

Prière du chapelet tous les vendredis du mois de mai à Saint-Rémy

Homélie 12-13 février

Confirmation du OUI

Evangile de Luc 6, 17, 20-26

Et Dieu dans tout cela ?

Nous voyons ces guerres, ces morts. Il y a les tremblements de terre, les inondations, les volcans qui explosent. Il y a les malades, la souffrance, la solitude, la précarité. Et souvent nous nous disons, et que fait Dieu dans tout cela ?

En ce week-end spécial pour les couples, je voudrais revenir sur vous, sur nous.

Et si Adam et Eve étaient parfaits, Si Caïn et Abel étaient parfaits ? Si leurs enfants, petits-enfants et arrière, arrière … petits enfants étaient parfaits ?

Et si nous, toi, moi étions parfaits ? Que serait notre monde fait de tout un monde de femmes et hommes parfaits, comment cela marcherait ?

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Comme Bartimé, l’aveugle, jetons nos manteaux

L’importance de la vue et de la mobilité dans la vie de tout homme n’est pas à démontrer. La perte de ces deux facultés condamne son porteur à une dépendance quasiment totale. A moins de les assumer et de les accepter, on se sent littéralement mort puisqu’on est coupé de la réalité, vu que la lumière permettant de voir, cède la place à l’obscurité. Enfin, n’étant pas créé pour dépendre entièrement, la privation d’autonomie représente également pour l’humain conscient une petite mort (symbolique). L’on comprend dès lors la perspicacité et la détermination de l’aveugle en apprenant que Jésus était à proximité. Sa seule préoccupation était de se voir libérer de sa cécité. C’était là l’occasion unique à ne pas louper. Mais Jésus ne l’a pas seulement délivré de la déficience visuelle physique qui le frappait mais également des autres cécités. Plusieurs raisons justifient cette conviction.   

D‘abord, la bonne vue (physique) comporte toujours l’illusion de faire croire qu’elle permet de tout voir. Rien de tel puisque toute vue est constamment partielle parce qu’elle ne se limite qu’à ce qui est devant, donc à l’extérieur et à l’extériorité, aux apparences et à la surface. Aussi est-elle toujours superficielle parce qu’elle ne laisse transparaître que ce qui se situe dans son horizon. De plus, en se bornant aux apparences, elle fausse le jugement qui,  de ce fait, ne se portera que sur un point de vue et sur l’ensemble. L’apparence ne dévoile que la face extérieure, ce qui apparaît et non ce qui est caché. Or, ceci est dissimulé non pas toujours parce qu’il est voilé mais parce qu’il se situe à l’intérieur. C’est la face cachée de l’iceberg que l’œil, malgré la bonne vue, ne perçoit pas. Le cœur, comme organe, n’est pas visible à l’œil nu. Il en est de même pour les microbes. Et pourtant, ils existent bel et bien. Il faut instrumentaliser les yeux pour les voir. 

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L’adoration

L’acte d’adoration ne se justifie que dans le cadre de l’expérience d’un vrai et authentique amour. Cela va de soi, car  toute personne qui aime et qui se sent totalement aimée par une autre, l’adore. Elle ne jure que par elle. L’amour profond conduit à un acte d’admiration, d’émerveillement de la personne aimée. Mais l’adoration vouée à une personne humaine ne correspond nullement à celle rendue à Dieu. Du point de vue spirituel, l’adoration n’est même plus un acte mais devient un culte. Les raisons pour lesquelles on adore un humain ne sont pas proportionnelles à celles qui justifient l’adoration de Dieu.

 Celle-ci procède d’abord de l’émerveillement que l’humain éprouve devant la grandeur de Dieu, la splendeur de sa création, l’infinité de sa bonté, l’universalité et l’incommensurabilité de son amour, bref devant tout ce qui résulte de LUI. Ayant reconnu et expérimenté tout cela, on est littéralement extasié et transporté par la magnificence divine. Aussi, n’est-il plus étonnant de se voir pousser par l’Esprit à remercier et louer Dieu.

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La liturgie de l’envoi

Nous clôturons par cet article l’explication du déroulement de la messe.

« Le Seigneur nous fait messagers »

La célébration se termine et c’est comme un nouveau départ pour nous… Nous sommes envoyés vers les autres pour vivre l’Évangile dans notre quotidien ! Un chant de sortie nous le rappelle : « Une messe commence quand un monde se construit … »

Kieffer

« Le Seigneur soit avec vous!

Et avec votre esprit.

Que Dieu tout puissant vous bénisse,

Le Père, Le Fils et Le Saint Esprit. Amen! 

Allez, dans la paix du Christ.

Nous rendons grâce à Dieu. »

La Bénédiction

Bénir, c’est « dire le Bien ». Le prêtre bénit l’assemblée au nom de Dieu, il annonce que Dieu reconnaît ce qu’il y a de bon en chacun, qu’il désire le bonheur des hommes et qu’il leur donne sa force.

Allez dans la paix du Christ

Le mot « messe » vient de « mission ». Comme Jésus a envoyé ses disciples, nous aussi, nous sommes envoyés avec les autres chrétiens pour annoncer la Bonne Nouvelle.

Voici un extrait de l’Audience générale par le pape François du 4 avril 2018

… De même que la messe avait débuté par un signe de croix, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, c’est encore au nom de la Sainte Trinité que s’achève la messe, c’est-à-dire l’action liturgique. Cependant, nous savons bien qu’à la fin de la messe, commence le temps du témoignage.

Les chrétiens ne vont pas à la messe comme un devoir hebdomadaire, pour passer ensuite à autre chose ! Les chrétiens vont à la messe pour participer à la passion et à la résurrection du Seigneur, et pour vivre ensuite toujours plus en chrétiens : c’est le temps du témoignage qui commence.

Nous sortons de la messe pour « aller dans la paix du Christ » apporter la bénédiction de Dieu dans nos activités quotidiennes, dans nos maisons, sur nos lieux de travail, dans les occupations de notre vie terrestre, en « glorifiant le Seigneur par notre vie ». Mais si nous sortons de la messe en faisant des commérages et en disant « regarde-le celui-là, regarde-la celle-là… », c’est que la messe n’a pas pénétré notre cœur. À chaque fois que je sors de la messe, je dois en sortir meilleur que je n’y suis entré, avec davantage de vie, de force, de volonté de vivre en témoin du Christ.

Nous passons donc de la célébration à la vie, conscients que la messe se réalise dans nos choix concrets si nous nous laissons impliquer en personne dans les mystères du Christ.

Nous ne devons pas oublier que nous célébrons l’Eucharistie afin d’apprendre à devenir des hommes et des femmes eucharistiques. Qu’est que cela signifie ? Cela signifie laisser agir le Christ dans nos actions : que ses pensées soient nos pensées, ses sentiments nos sentiments, ses choix nos choix. Voilà ce qu’est la sainteté : la sainteté chrétienne, c’est agir comme le Christ a agi. 

Les chrétiens sont des hommes et des femmes qui se laissent agrandir l’âme par la force de l’Esprit-Saint, après avoir reçu le corps et le sang du Christ. N’ayez pas l’âme étroite, fermée, petite, égoïste ! Mais une âme large, une âme grande, une âme qui voit grand … 

Les fruits de la messe sont par ailleurs destinés à mûrir dans la vie de chaque jour. En vérité, en renforçant notre union au Christ, l’Eucharistie renouvelle la grâce que l’Esprit nous a donnée lors de notre baptême et de notre confirmation, afin de rendre crédible notre témoignage de chrétiens. 

L’Eucharistique renouvelle, fortifie et approfondit le lien avec la communauté chrétienne à laquelle nous appartenons, selon le principe que l’Eucharistie fait l’Église, qu’elle nous unit tous.

Enfin, participer à l’Eucharistie nous engage également vis-à-vis des autres, en particulier des pauvres, en nous apprenant à passer de la chair du Christ à celle de nos frères, en lesquels le Christ attend d’être reconnu, servi, honoré, aimé.