L’Espérance : une décision

« L’espérance n’est pas l’espoir, ce n’est pas croire que “ça ira mieux demain”. L’espérance se vit au cœur du pire. Ce n’est pas un sentiment, mais un acte, une décision qui rejoint les deux autres vertus théologales, la foi et la charité. La foi croît quand il n’y a aucune raison de croire, et la charité aime quand il n’y a plus de raison d’aimer. Espérer, c’est “espérer contre toute espérance”, nous dit saint Paul. Cela signifie que nous faisons tout pour que la vie soit encore possible demain, en faisant le pari de la confiance dans nos relations humaines, familiales, professionnelles, communautaires.      Ce ne sont pas que des paroles : espérer doit aboutir à des actes. Il nous faut nous engager, faire tout ce que nous pouvons faire pour ouvrir un avenir, en dépit des apparences.

Quand le prophète Jérémie est prisonnier, en exil à Babylone, il veut acheter un champ en Terre promise, pour ceux qui retourneront là-bas (Jr 32). Il sait qu’il ne reverra sans doute jamais son pays : c’est un acte d’espérance pour que d’autres aient des raisons de croire. Pour les chrétiens, l’espérance, c’est faire en sorte que l’épidémie ne nous détourne pas du cœur de notre foi. La messe peut être essentielle, mais pas seulement : la matière même de l’eucharistie, c’est la charité. Messe ou pas, comment nos vies sont-elles ouvertes aux plus vulnérables ? L’espérance, c’est poser des actes pour que le cœur de ce à quoi nous croyons soit honoré. Est-ce que nous voulons des hommes libres et vivants demain ? C’est très concret en temps de crise : ouvrir les écoles pour que les enfants ne soient pas laissés à eux-mêmes, aller voir les plus âgés, autoriser les visites en prison, honorer nos morts…

Ceux qui vivent de cette espérance sont transformés, nous trouvons des ressources que nous ne pensions pas avoir : plus nous cultivons la charité, plus nous approfondissons la foi et l’espérance. C’est aussi risquer un avenir, cela ne doit pas conduire à n’importe quoi : nous devons par exemple tenir nos positions éthiques en temps de crise si nous voulons encore croire à un État de droit demain. En cette période de Covid ou de recrudescence du terrorisme, nous devons être vigilants. Nous ne sommes pas seuls pour espérer. Espérer est un don, un acte de foi, une force donnée. C’est agir sans en mesurer forcément les fruits pour soi-même, ni dans l’immédiat. Ainsi, les femmes se rendent au tombeau, malgré tout, pour embaumer le corps du Seigneur. La contemplation du Christ donne à espérer. Si nous sommes sans force, il peut être en nous ferment d’espérance car il a vécu le désespoir et l’a traversé. Ne craignons pas de lui demander de fortifier en nous l’espérance. »

                      Sœur Anne Lécu
                               53 ans, dominicaine, médecin en milieu carcéral

Les anges annoncent…

Détail Tableau de M. De Haese « Présentation de Jésus au temple » récemment restauré à l’Eglise St Remy.

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge,… et le nom de la jeune fille était Marie. (Luc 1, 26.27).

L’ange du Seigneur se présenta devant eux (les bergers)….Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,… (Luc  2, 9.10)

Un ange, qu’est-ce qu’un ange ? Dans l’Écriture les anges nous sont présentés comme des messagers de Dieu. Nous connaissons quelques-uns d’entre eux par leurs noms par exemple : Michel, Gabriel et Raphaël.  Mais, il y a une myriade d’anges auxquels le Christ, lui-même, fait référence. Il va même jusqu’à préciser que certains d’entre eux nous sont dédiés personnellement.

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Lectio Divina 16 décembre 20 h

Le mercredi 16 décembre de 20 à 22h, nous pourrons vivre un temps de Lectio Divina sur l’évangile du 4e dimanche de l’Avent. Cette invitation est adressée aux 6 paroisses de l’UP d’Ottignies.

La Lectio divina est pratiquée de longue date dans l’Eglise. Elle est un moyen privilégié pour goûter la Parole de Dieu, la prier et la vivre.

La Prière, Bible, Christian, Mains Jointes, La Religion
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Nous commencerons la soirée par une introduction sur la Lectio Divina avec Marie-Thérèse Blanpain puis, en petits groupes, nous expérimenterons la Lectio avec des temps personnels de prière suivis d’échanges.

Mesures sanitaires obligent, nous vivrons cela en distanciel, sur nos écrans.

L’inscription est requise pour que nous vous envoyions le lien de la visioconférence : ressourcement[a]pole.upottignies.be

Pour les frileux de la technologie, nous pouvons vous aider les jours précédents (envoyez-nous un mail).

Valérie Paul et Denis Kialuta, co-responsables du pôle ressourcement

La crèche : Bienvenue à la maison.

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Marie et Joseph sont « en chemin ». Une longue route. Et au bout, un heureux événement.

Encore faut-il un endroit, pour que l’événement puisse avoir lieu.

Où loge-t-on quand on est « en chemin » ? Un hôtel ? Une auberge ? Une chambre d’hôte ? Un gîte ? Mais tout est complet, ce soir-là. Pas de place dans les endroits habituels, classiques, d’hébergement. Tous, ils étaient déjà remplis, avec d’autres personnes, d’autres hôtes, d’autres invités.

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En chemin avec Marie et Joseph

1er dimanche de l’Avent

A.B.

Avec l’image de Marie et Joseph, couple en attente de l’enfant, en marche vers la naissance, nous sommes replongés dans l’attente d’un événement prodigieux, l’arrivée d’un enfant, concentrant tous les espoirs, les projets d’une vie plus riche, plus heureuse.

C’est un temps privilégie qui se prépare par la recherche d’un lieu confortable pour l’accueillir.

Avec le cortège des objets à préparer, adaptés à sa fragilité, nous sommes tournés vers lui, ses besoins. Nous sommes décentrés au seuil d’un quotidien totalement autre. Une nouvelle vie va s’ouvrir sans que l’on en connaisse la nature.

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La fête du Christ Roi

Le Roi

La fête du Christ Roi conclut l’année liturgique. Elle veut nous rappeler que le Christ est le Roi de l‘Univers qui conduit toute la création à son accomplissement.

Le Pape Pie XI a institué cette fête le 11 décembre 1925 à la demande de beaucoup d’évêques et de croyants. Au moment des conflits mondiaux il proposait le règne du Christ par la paix du Christ ! (Voir l’encyclique « Quas primas » de Pie XI)

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Dans l’Ancien Testament, le livre des Juges se termine ainsi « En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël et chacun faisait ce qui lui semblait bon » Alors, dans le premier livre de Samuel, Dieu accède à la demande des tribus d’Israël et établit un roi : Saül. Mais, par la voix de son prophète Samuel, Dieu met en garde contre les dangers d’une royauté non-conforme à sa volonté. En effet, être roi implique de favoriser ce qu’on nommerait aujourd’hui « un vivre ensemble », ensemble entre individus mais avant tout ensemble avec Dieu. Cela signifie veiller à être juste, c’est-à-dire « ajusté » au Seigneur, veiller à la  paix, veiller sur les plus pauvres. Dieu n’a de cesse de voir s’accomplir cette alliance qu’il a scellée avec  Abraham et toute sa descendance. Or, les rois qui se succéderont dans l’histoire biblique montreront qu’ils sont faits de notre pâte humaine. Ils auront bien du mal à exercer la royauté conformément aux souhaits de Dieu. Dieu est persévérant et n’abandonne pas son rêve.

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L’interdiction des célébrations religieuses peut être un tremplin pour notre vie spirituelle et humaine

A Bruxelles, les célébrations eucharistiques publiques sont à nouveau interdites. Et bientôt, ce sera probablement le cas ailleurs. Je perçois la tristesse, voire la révolte, des chrétiens. Certains voient cela comme une privation de liberté. Pourtant, il me semble que ce jeûne eucharistique peut être un tremplin pour notre vie spirituelle et humaine. Et j’aimerais partager mon regard.

Céline Doutrepont, sourde oraliste, La Libre Belgique, 9/11/2020

Lire l’article complet ici (site Libre Belgique)

Journée mondiale des pauvres 15 novembre

Interview de Mgr Delville, évêque de Liège

Cette année, c’est la 4e Journée Mondiale des Pauvres initiée par le pape François, pouvez-vous nous en dire plus sur l’origine et la raison d’être de cette journée qui leur est consacrée ? 

Mgr Delville : Le pape François est très sensible aux situations de pauvreté dans le monde. Quand il a conclu le jubilé de la miséricorde, il a institué une Journée Mondiale des Pauvres, qu’il a fixée à l’avant-dernier dimanche de l’année liturgique. Il voulait laisser une trace permanente de cette miséricorde qu’il avait soulignée durant l’année 2015.

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