La liturgie de la Parole

Cette partie de la messe est constituée par les lectures, le Psaume, l’Évangile, l’Homélie, un temps de silence, la Profession de Foi, la prière universelle, qui est la prière des fidèles et que nous appelons aussi les intentions.

La première lecture est le plus souvent tirée de l’Ancien Testament, en vue de préparer la lecture de l’Évangile. Par l’Ancien Testament nous mettons nos pas dans ceux qui, avant nous, ont cru en la venue du Christ.

Le Psaume

Les Psaumes sont des chants, des prières de l’Ancien Testament. Ils nous partagent la joie, la tristesse, la crainte, le désir et le refus, mais aussi la colère des hommes devant Dieu. Ils nous permettent de prier et de méditer nos propres situations de vie. Ils nous offrent toutes les nuances  des sentiments humains. Jésus a prié les Psaumes. En les priant avec lui, notre prière devient le chant du Fils à son Père.

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Viens du bon côté !

P.D.

Vois l’oiseau qui se balance au bout d’une branche, alerte devant tout ce qui se passe alentour, chantant sans préoccupation de droits de propriété mais revenant volontiers se redire. Viens aussi te dire et te redire ; qui régulièrement devant une potale, autre en une chapelle, ou encore face à une croix en la demeure, ou à contempler une image. Dire et te redire aussi dans les yeux rayonnants ou douloureux d’un frère ou d’une sœur, handicapé ou hospitalisé, et dans les yeux interrogateurs ou interpellant d’un enfant comme d’un collègue de travail.

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La musique et le chant dans la liturgie : pourquoi ?

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La pratique du chant dans les religions depuis l’origine de l’humanité se perd dans la nuit des temps. On peut même se demander si le désir de s’élever vers la divinité a suscité le chant, ou l’inverse. Nos ancêtres, ayant un vocabulaire très limité, communiquaient entre eux surtout par l’intonation de leur voix. Ceci est encore vrai dans certaines langues actuelles (p.ex. le Mandarin).

Au temps de Jésus, les textes sacrés étaient psalmodiés par les ministres du culte. Cette pratique est restée présente dans les cérémonies juives et musulmanes.

Et nous ? Que vient faire le « musical » dans nos rassemblements liturgiques ?

Il répond avant tout à la nécessité d’élever notre élan vers Dieu. Il est à ce titre le correspondant sonore de l’élévation architecturale de nos églises. Toute parole, toute prière venant du cœur de l’homme prend ainsi une teinte de solennité, ce qui lui permet de s’élancer vers le ciel, comme les voûtes d’une cathédrale. 

Ensuite, le chant vient ponctuer la Parole venant de Dieu : en la psalmodiant, le chantre donne au peuple de Dieu le temps nécessaire pour la ruminer, et la faire entrer dans la bonne terre de notre cœur.

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Déroulement de la messe : partie 1

La liturgie de l’accueil (rites d’ouverture)

*Le rassemblement des personnes
Nous venons de tous les horizons. Nous avons quitté notre quotidien et nous nous retrouvons sur le parvis de l’église. Nous nous saluons et échangeons quelques nouvelles… Puis nous entrons dans l’église.


*Le rassemblement des cœurs en une seule voix: le chant d’entrée
Le chant d’entrée ouvre la célébration et favorise l’union des fidèles rassemblés. Chanté d’une seule voix par tous, il dit que l’Église est Unité. 


*Le signe de croix:
Pour être unis, pour faire UN, nous devons nous tourner vers le Père à la façon de Jésus en accueillant la force de l’Esprit. Nous nous souvenons de cela en faisant le signe de croix : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. » C’est Dieu qui peut nous rassembler en un seul corps! 


*Le rassemblement des cœurs autour de Dieu: La salutation du prêtre.
Le prêtre nous invite à nous ouvrir à Dieu et à L’accueillir: « Le Seigneur soit avec vous! ».  Nous répondons: « Et avec votre esprit! » 

Kieffer – Paroisse St Mathieu sur Loire

Quel est le sens de ce dialogue ?

Le missel romain explique que « le prêtre signifie à la communauté rassemblée la présence du Seigneur ».  Cela nous rappelle la salutation de l’Ange à Marie et cela ne peut que nous réjouir. Dès l’entrée en célébration, la présence du Seigneur est effective et active !

La réponse « Et avec votre esprit » est plus qu’un simple « et avec vous aussi ». Le mot « esprit » se réfère à l’Esprit Saint reçu lors de son ordination.  Nous reconnaissons que le célébrant est animé par l’Esprit-Saint pour accomplir son service liturgique.

Le dialogue exprime ainsi la foi commune et le désir réciproque d’être avec le Seigneur, et de vivre l’unité avec toute la communauté. C’est un beau souhait que nous nous faisons mutuellement: Que Le Seigneur source d’Amour, de Paix, de Lumière,…, soit avec tous! 

Notons que c’est le célébrant qui entame le dialogue : c’est le Seigneur qui fait le premier pas en s’adressant à nous par la voix du célébrant.

La formule a une valeur œcuménique : elle est présente dans les liturgies orthodoxes et protestantes.

*Le rassemblement des cœurs en un seul cœur: Nous nous reconnaissons tous pécheurs
Il y a parfois en nos cœurs du mépris, de la rancœur, … envers quelqu’un. Nous avons du mal à aimer. Le temps du pardon, en début de célébration nous propose ce regard sur nous-mêmes et nous rappelle l’aide divine, son Amour et sa miséricorde infinie. Durant ce temps, nous demandons à Dieu de nous aider à aimer un peu plus tous ceux que nous n’aimons pas assez, de nous aider à les accueillir en nos cœurs.


*Le rassemblement des cœurs en une seule louange: Gloire à Dieu:
Réconciliés avec nous-mêmes et avec nos frères, nous pouvons nous tourner pleinement vers Dieu et chanter ensemble sa Gloire. Mais que veut dire « la Gloire de Dieu » ?

En hébreu, la gloire signifie « être lourd », « peser », ce qui a du poids. La Gloire c’est ce qui compte, ce qui donne sens.

Dans le Nouveau-Testament, nous chantons la gloire de Dieu en reconnaissant l’Être de Dieu, qui se manifeste dans un petit enfant. Luther parle d’un Dieu dont « on ne peut pas comprendre la grandeur si on ne comprend pas sa petitesse ».

Sainte Irénée nous dit : “La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu.” 


*La prière de la Collecte: prière d’ouverture.:
Le prêtre dit « Prions» suivi d’un moment de silence. « Le silence consiste à se disposer à écouter d’autres voix : celle de notre cœur et, surtout, la voix de l’Esprit-Saint. (…) Il aide à se recueillir et à penser à la raison pour laquelle nous sommes là. Il est alors important d’écouter notre âme pour l’ouvrir ensuite au Seigneur. Peut-être venons-nous un jour de fatigue, de joie, de souffrance, et nous pouvons le dire au Seigneur, invoquer son aide, lui demander d’être proche de nous (…) ». Pape François, Audience Générale du 10 janvier 2018.

Le célébrant, rassemblant toutes nos intentions, récite une oraison qui conclut les rites d’ouverture.

Qu’est-ce que la messe ?

Pour répondre à cette question, nous nous appuyons sur le cycle de catéchèse donné par le pape François à ce sujet lors d’audiences générales (novembre 2017 – avril 2018).

« La messe, c’est la rencontre de Dieu, à travers sa Parole et le Corps et le Sang de Jésus. Nous allons à la messe pour rencontrer le Seigneur ou mieux, pour nous laisser rencontrer par Lui, écouter sa parole, nous nourrir à sa table, et devenir ainsi Église ». Le Pape ajoute :

« Nous, chrétiens, avons besoin de participer à la Messe du dimanche parce que ce n’est qu’avec la grâce de Jésus, avec sa présence vivante en nous et parmi nous, que nous pouvons mettre en pratique son commandement, et être ainsi ses témoins crédibles. (…)

En forçant le trait, nous pourrions dire que la messe est comme un grain, un grain de blé qui doit ensuite grandir dans la vie ordinaire, grandir dans les bonnes œuvres, les attitudes qui nous font ressembler à Jésus ». 

eucharistie
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Parfois, nous assistons à la messe de manière machinale, sans vraiment y être. Pour nous aider à vivre pleinement l’Eucharistie, le pape François nous invite à (re)découvrir le sens de tous ces signes, ces rites que forment une messe. En comprenant mieux la messe, nous y participerons assurément mieux. 

La messe comporte différentes parties : 

  • La liturgie de l’accueil et du rassemblement (ou rites initiaux)
  • La liturgie de la Parole 
  • La liturgie de l’Eucharistie
  • La liturgie de l’envoi (ou rites de conclusion)

Les rites de chaque partie seront approfondis dans de prochaines publications du Lien (2021)

Pourquoi aller à la messe ?

La situation actuelle de la crise sanitaire prive bon nombre de chrétiens de participer à la messe le dimanche. Beaucoup de paroisses essaient d’inventer des moyens qui permettraient aux paroissiens d’assister à une messe dominicale, au moins de temps en temps. Il y a des listes d’inscriptions pour une date bien définie, des possibilités d’assister à une messe de semaine en remplacement de celle du dimanche, des essais de sensibiliser les personnes à s’arranger entre elles pour organiser un roulement des présences dans l’assemblée dominicale, etc.

Tout en sachant qu’il n’y a pas de solution parfaite qui peut contenter tout le monde, je sens parfois une ambiance de ras-le-bol, d’incompréhension et de relâchement …

Cette situation nous amène de temps en temps à fermer nos oreilles pour ne pas entendre le cri de détresse d’un frère, d’une sœur de la paroisse qui a, lui/elle aussi, soif de participer quelquefois à une messe. Ou au contraire, parfois nous nous retranchons derrière l’excuse de sécurité sanitaire pour ne pas aller à la messe. 

La rédaction du Lien s’est posé des questions : Pourquoi vais-je à la messe ? Qu’est-ce qui m’y conduit ? Qu’est-ce que je cherche ? Qu’est-ce qui me manque quand je ne peux pas participer à la messe ? Comment puis-je combler le vide que j’éprouve sans la messe du dimanche ?

Nous vous proposons des témoignages qui nous partagent comment les uns ou les autres vivent la situation actuelle avant de vous présenter, à partir de septembre, les parties d’une messe, leurs sens et leurs importances pour le baptisé, pour le peuple de Dieu.

La messe, une célébration du culte, un rite, …. ou bien plus ?

Irmgard B. – Le Lien mai 2021

La messe en temps de COVID

Kieffer

Pour m’intégrer à la paroisse de l’église, devant laquelle, depuis des mois, je passais pour aller plus loin, j’en ai franchi le porche poussé par une intuition, celle de m’enraciner dans mon lieu de vie. Quelques semaines plus tard, à la demande du curé, je m’étais intégré à la chorale en voie d’être lancée. 

En cette période de Covid, en ce temps où la participation libre et entière est bien mise à mal dans l’église, par l’épidémie, je me pose la question. « Qu’est ce qui fait que pendant 15 ans, plus ou moins, chaque dimanche, avec l’organiste, quelques choristes, et notre chef de « coeur » j’ai participé, avec joie et fidélité, à la répétition du mardi et à la messe chantée du Dimanche, ce mémorial ?

Combien de générations avant moi, avaient fidèlement été présentes, dans cette église millénaire, à ce temps de mémoire d’un événement ancien et nouveau chaque fois, la Messe.

Que m’apporte cette période d’absence, de manque ? Un temps de réflexion pour me poser la question « Qu’est-ce qui est essentiel. Qu’est-ce qui était attirant dans la messe ? »

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Comment nourrir ma foi en absence d’Eucharistie ?

« Prenez et mangez, prenez et buvez … Vous ferez cela en mémoire de moi » (Lc 22,17…19). Instaurée par Jésus lui-même, l’Eucharistie a très vite été au centre de la vie de la jeune communauté chrétienne qui se rassemblait régulièrement pour rompre le pain.

Kieffer

Seul, on ne peut pas être église. L’Église n’existe que parce qu’on est ensemble, en assemblée. Et cette assemblée s’exprime par excellence dans l’Eucharistie, le moment de rompre le pain, de partager le Corps du Christ pour, ensemble, constituer et devenir ce Corps du Christ dans le monde.

Lorsque nous sommes « en assemblée », nous construisons quelque chose ensemble. La Parole nous éclaire, l’homélie nous exhorte, la prière en communauté nous fortifie, la communion nous nourrit. Et ce « tout » qu’on appelle « eucharistie » nous envoie vers le monde, vers nos prochains, vers notre vie personnelle et communautaire, pour y donner forme au Corps du Christ, au Royaume de Dieu sur terre.

C’est tout un programme, un pilier fondamental, une philosophie, un projet de vie. Une religion.

Et ce pilier, aujourd’hui, est masqué, voilé, inaccessible. 

Comment, dès lors, être éclairé, exhorté, fortifié, nourri, envoyé ? Où trouver force et courage pour donner forme au Royaume ?

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La foi n’est pas évidente

La foi n’est pas évidente 

La liturgie du deuxième dimanche de cette année 2021 donne matière à méditer. Je ne me focaliserai que sur une, à savoir la foi en partant de la thèse qu’elle n’est pas évidente, autant pour les apôtres que pour nous aujourd’hui. Trois raisons justifient cette affirmation.

La première, c’est que la foi n’est pas innée comme la raison. À ce titre, elle n’est pas naturelle et ne relève pas du ressort de l’humain. Elle est un don, une grâce que l’on obtient en s’ouvrant au Seigneur. On l’acquiert dans l’histoire de sa vie, soit au baptême, soit au cours d’une fortuite et inouïe rencontre. Par le baptême, le célébrant et l’assemblée plantent ou sèment une graine de foi dans le cœur du baptisé de manière à grandir en âge et en spiritualité – amour, foi et espérance -. Mais la foi doit être nourrie, cultivée et exploitée pour être maintenue forte et inébranlable.

Si la foi n’est pas innée, donc pas naturelle, il n’est donc pas normal de condamner les incroyants ou les athées, ni de la leur imposer, encore moins de leur faire la guerre. La foi est une adhésion libre à la personne de Dieu, de son Fils et de son Esprit. Elle demeure un appel à la confiance en Dieu en tant que Père plein de miséricorde et d’amour, qui n’a pas d’autres desseins que le salut de l’homme et de l’humanité. La foi en Dieu ne porte pas davantage sur le fait qu’Il soit créateur, absolu et puissant que sur le fait d’être Père tendre, lent à la colère, donc miséricordieux et plein d’amour.

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Se plonger dans la prière

Je me mets en présence de Dieu. Il m’attend.

AB

Je suis persuadée qu’il est plénitude d’amour pour chacun de nous.

Je Le remercie de vivre en bonne santé et également des bonnes choses vécues, grâce à lui, ces dernières heures. Je revois là son amour.

Puis, au nom de Jésus-Christ, je Lui confie mes enfants, petits-enfants, ceux pour qui je demande une faveur, ceux qui souffrent et ne prient peut-être plus, ceux qui ne savent plus qu’au nom de Jésus Christ, ils auraient un vrai secours.

Je Lui demande spécialement d’avoir confiance en Lui pour l’avenir, pour qu’Il me et nous prenne par la main dans notre vie.

Je Lui confie mes tracas pour mes proches et souvent, Il m’a fait signe. 

Ma confiance grandit, me semble-t-il

Il est mon plus grand ami et j’ai moins d’anxiétés avec Lui.

Merci MON DIEU.

Josette Leveling épouse Paulus