Synthèse de la consultation synodale

Paroisses Saint-Rémy et Notre-Dame de Mousty

Les publics cibles choisis sont : les paroissiens des 2 entités, leurs enfants ou petits-enfants, les bénéficiaires de St Vincent de Paul et ceux qui poussent la porte de l’église en semaine pour prier. 

La participation à l’exercice de consultation pouvait se faire en répondant à un questionnaire suggérant des pistes d’approche et/ou en partageant ensemble. 6 réponses ont été trouvées dans l’urne déposée au fond de l’église. 17 personnes ont contribué en participant à deux réunions.  Ces personnes étaient toutes très engagées sur le sujet, pas forcément responsables de services devant la communauté. L’écoute a été très grande et on a surtout cherché à se comprendre. Le curé de la paroisse s’est félicité de cette initiative prise par quelques laïcs.

Synodalité

  1. Accessibilité de toutes les contributions et résultats des étapes suivantes

La transparence de l’exercice est importante. Nous espérons des décisions et des changements à court terme. 

  • Marcher ensemble pour faire Eglise fait l’unanimité

La synodalité n’est pourtant pas chose aisée : ni pour les « décideurs » actuels, ni pour les simples chrétiens. En particulier, cet exercice de consultation du peuple de Dieu a illustré cette difficulté. Dans les paroisses,  l’importance d’y participer n’a pas été assez communiquée et les laïcs ont tardé à comprendre qu’ils pouvaient se lancer. 

Les participants souhaitent que les processus de décisions actuels s’ouvrent à cette aspiration de marcher ensemble.

L’Eglise

  • Une Eglise ouverte à tous

Notre vocabulaire chrétien et nos rites ne sont pas toujours bien compris. Ils sont un frein à l’accueil de tous. Ils devraient être adaptés au langage actuel.

Les contributions laissées dans la boîte de l’église montrent que leurs auteurs se sentent abandonnés de Dieu et de l’Eglise parce qu’ils sont différents (« Ils ignorent mes problèmes, tout va mal,… »). En réalité, il s’agit probablement d’appels de détresse qui ne sont pas entendus par l’Eglise.

Les célébrations des sacrements et des rites (baptêmes, confirmations, mariages, funérailles, …) sont des moments propices d’accueil de gens parfois éloignés. Les témoignages croisés de ces personnes avec ceux de leur famille et de la communauté méritent une écoute toute particulière. 

Les jeunes aussi doivent trouver place dans l’Eglise. Une place, au propre et au figuré. Des lieux qui permettent de faire une expérience de Dieu, des lieux de ressourcement, de paix et d’engagement. Les jeunes ont soif de spiritualité, de connaissances mais ils ne disposent pas toujours d’un accueil ou d’un lieu pour se retrouver. On n’est pas toujours à leur écoute mais plutôt à leur donner des cours de « morale ». 

  • Une place pour chacun selon ses charismes

Trop de gens (dans et en dehors de l’Eglise) ne voient que l’institution, les prêtres ou les responsables des services principaux. 

Les manières d’être chrétiens et de participer à la mission sont pourtant diverses (parents investis dans la vie de famille, jeunes, pensionnés, prêtres, personnes consacrées…). Certains ne s’estiment pas à la hauteur de s’engager voire même de simplement participer  mais Dieu a besoin de chacun. En les accueillant, l’image de l’Eglise en serait profondément transformée.

C’est par davantage de relations et de rencontres dans la communauté que les charismes pourront être reconnus. 

Chacun y compris les personnes les plus modestes, les personnes avec handicap ou celles qui sont différentes doit être accueilli et pouvoir participer à la mission. Les charismes sont complémentaires et il n’est pas heureux d’attribuer plus ou moins de mérites (et par là d’ «autorité ») aux uns ou aux autres pour éviter le cléricalisme. L’important est de vivre ensemble au service et en toute humilité.

Acteurs en Eglise

  • Vocation de chaque baptisé: prêtre, prophète et roi

Les célébrations

Elles ne devraient plus paraître comme résultant des seules actions du prêtre. Chacun offre la réalité de sa vie à l’Eucharistie. Les laïcs, notamment les femmes, devraient avoir une place active d’importance équivalente à tous les niveaux. 

  • Le charisme spécifique des femmes devrait être mis en valeur (par exemple pourquoi pas leur confier les prières de l’invocation de l’Esprit durant l’Eucharistie?).  
  • L’homélie n’est pas un moment de morale, ni un discours intellectuel. Adaptée aux personnes présentes (jeunes, enfants, …), elle devrait inviter au recueillement et à l’accueil de l’Esprit pour goûter la Parole. Pourquoi ne pas la confier à des personnes qui ont ce charisme ?

Cette participation de chacun mettrait en valeur le rôle spécifique du prêtre ordonné pendant l’Eucharistie. 

La gestion de la paroisse

Elle pourrait être confiée à un laïc. Le prêtre serait ainsi moins isolé. Son charisme de pasteur pourrait se déployer au profit de la vie spirituelle de tous ceux dont il porte la responsabilité (à ce propos, pourquoi ne pas offrir aux prêtres une vie en communauté avec des laïcs et/ou avec d’autres prêtres?)

Pourquoi ne pas laisser la Communauté valider le bon fonctionnement de la paroisse ?

La formation

Cette participation généralisée nécessite une mise à disposition de formation continue pour tous, laïcs et clergé. Il s’agit de développer entre autres les capacités d’analyse et de partage de la Parole, les capacités d’écoute, le sens du service. 

L’Eglise envoyée dans le monde

  • L’image de l’Eglise dans le monde

Nos actions ne sont pas connues, pas soutenues (visites des malades, lutte contre la pauvreté, aide aux démunis, ….).

Les encycliques, les textes de Vatican II comme d’autres écrits de l’Eglise ne sont pas compris du monde, notamment parce qu’ils ne sont pas expliqués.  Au peuple de Dieu non plus. 

Le monde voit une Eglise qui dicte une morale imbuvable alors qu’Elle manifeste le salut libérateur ; il voit une Eglise conservatrice qui défend les nantis alors que le message social et environnemental est sans équivoque ; il voit une Eglise qui parle aux bien-pensants alors que l’Evangile s’adresse aux pécheurs et met en avant les plus petits …. L’Eglise devrait être un peuple qui entend les détresses et les relève. Les messages de l’Evangile que l’Église, Peuple de Dieu, véhicule devraient être lisibles par le monde.

L’Eglise devrait oser s’impliquer plus souvent dans les problèmes du monde (pauvreté, autres religions, injustices, …) avec le langage du monde.  Elle doit faire preuve d’écoute aimante et de dialogue bienveillant. La manière de vivre les valeurs de l’Evangile doit être le souci de chaque chrétien. La foi sans l’amour du prochain ne sert à rien. 

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