Assomption 2022

C’est la fête de l’Assomption, ce lundi. 15 Août, Il est 10h30.  L’ambiance dans l’église Notre-Dame est détendue. Chacun se prépare à l’office qui sera célébré par notre curé Barnabé, pour nos deux paroisses. Comme à l’habitude, je suis à gauche, pas loin du chœur. Il fait chaud, orageux même. 

Près du pilier de cette église Millénaire, j’observe depuis mon arrivée, le chœur et la peinture ancienne qui entourent le tabernacle, la statue du Sacré-Cœur et la statue de la Vierge sous des cornes d’abondance stylisées.

Le chœur sous la nouvelle peinture, grâce au soleil à un éclat particulier, joyeux.

Une tache lumineuse, en bas, à hauteur du tabernacle, sur le bout de tableau, attire mon attention. Y-a-t-il un élément spécial à découvrir derrière cette tache éclairée. Cela m’intrigue ? 

L’ambiance est festive, notre chef de chœur est en forme, il anime la messe avec sa guitare.

La prière s’approfondit, l’assemblée participe. 

Le lecteur de l’épitre qui a perdu son épouse l’année dernière, a été choisi pour lire l’épitre. Hasard ou et choix judicieux. Il lit de manière rythmée, vivante. 

C’est à présent l’homélie, je suis particulièrement attentif. Notre curé fait allusion au peket versé à la fête du 15 Août, en Outre-Meuse, à Liège. 

Il n’y a pas que des fêtes profanes comme là, nous sommes ici en fête non par le péket que l’on verse dans les verres mais par la piété, la cohésion, la présence de l’assemblée nombreuse et priante. Notre projet à nous, c’est l’ouverture du cœur, par les chants, par nos prières.

Je suis particulièrement attentif à ce que dit Barnabé, deux points attirent mon attention.

Dans cette église dédicacée à la Vierge, depuis des siècles les fidèles la prient, l’honorent par leur présence, leur foi. Il nous parle aussi du dogme de l’Assomption intégré dans la Foi, dans les années 50 par le Pape Pie XII.

Mon attention s’échappe, retourne à la tache lumineuse sur la toile.

Mais au fond cette toile qui a été placée là, n’a rien à voir avec les années 50 !

Depuis plus de 250 ans, elle est là, peu connue, oubliée, ignorée.

Elle me revient en cette fête de l’Assomption brillamment, via cette tache.

C’est le tableau attribué au peintre G.P. Mensaert, exécuté en 1750, représentant l’Assomption de la vierge.  Il est placé sur le maître-autel en arrière-plan, peu visible.

La partie basse et centrale du tableau, et où précédemment, figurait le tombeau de la vierge, est occupée par la statue du Sacré-Cœur dans le trône du Saint-Sacrement. (°)

Ne faudrait-il pas pour l’enseignement de la foi, repartir sans doute de l’évangile, des épîtres mais aussi de l’histoire de l’église qui par sa décoration et son symbolisme met en valeur, exprime l’enseignement traditionnel.

L’assemblée poursuit sa dévotion accompagnée par les chants.

Les intentions sont particulièrement inspirées et profondes.  

Dans le déroulement de cette messe, ce n’est pas la sonorisation qui écrase les fidèles, ce sont les fidèles qui expriment leur présence par les chants. La nef résonne de leurs chants.

Vraiment cette célébration du 15 août est festive, chaleureuse, nous avons même eu droit à un chant en latin, a capella, d’une voix ferme et entrainante, par notre doyen d’âge, le père Luc, notre centenaire.

Que souhaiter de plus, aucun peket n’est nécessaire pour chanter et vivre dans la joie pendant ce recueillement, ces chants communautaires bien choisis et bien connus.

Merci à Pierre pour ce choix. Merci à Barnabé pour cette homélie, et à tous pour votre présence.

Bonne fête de l’Assomption.

André Boxus

(°) page 24 L’église Notre-Dame de Mousty-Abbé V. Chambille-Tiré-a-part Wavrensia.

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