Comment franchir la turbulence pandémique ?

« Le marathon sanitaire durera au minimum jusqu’à l’été 2021 » aurait dit Alexander De Croo, notre premier ministre, ce vendredi 23 octobre.

Seigneur, que nous te reconnaissions ou non comme le Vivant qui nous communique la Vie, tu n’es évidemment pas la malédiction qui nous enserre par la pandémie mondiale actuelle, ni le magicien qui nous en libérera. La terre est en son tohu-bohu ce qu’elle est, et en ajout ce que nous en faisons en la polissant ou en la maltraitant.

Pas plus qu’avec les sept plaies d’Egypte au temps de Moïse tu n’en es le moteur, tant involontaire que responsable. (cfr la Bible, Livre de l’Exode)

Par contre, en m’exprimant vers toi qui porte ce nom de « Seigneur », je dis mon espérance coûte que coûte d’une voie qui conduit au bonheur. Il est long parfois le chemin, ardu ; inversement il peut être aussi harmonieux que le vent qui à bon dessein me freine ou qui me pousse en avant.

En te citant par ce nom de « Seigneur », je dis qu’un chemin existe et que je le gravirai continuellement, autrement qu’en automate désabusé. Pas à pas il a pour moi du sens quels que soient les aléas du temps présent. 

Moïse quitta l’Egypte cloisonnante pour joindre avec tout le peuple la terre promise, celle qui rayonne du bonheur de « l’homme libre » ; obligés de sortir de nos routines, que notre mode de vie aujourd’hui secouant à cause de l’éprouvante pandémie coronavirus nous incite à notre tour à nous battre pour rejoindre ce qu’est cette destinée plus précieuse que tout l’Or. Seigneur, aussi croyant qu’incroyant que je suis, ton nom me dit de ne pas fuir. Un défi est à relever avec les moyens de mon bord. Moïse prit le chemin dépouillant et libérateur du désert, il m’est un exemple probant qui a été chanceusement gardé dans la mémoire humaine.

Le fleuve devant moi qui s’appelle pandémie est tumultueux mais j’apprendrai à le traverser et à accéder à une terre nouvelle plus forte que jamais de tendresse, de justice par la fraternité si souvent négligée, et à accéder de même à des cieux nouveaux où seul le partage sans zizanies se développera, terre et ciel cléments et accueillants à tout notre univers.

Philippe Dupriez, le 25 octobre 2020

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