Oser à Clerlande

Ce choix paroissial d’une journée « Oser écouter » me plaît, j’ai décidé de m’inscrire pour sortir de ce poids qu’est l’hiver qui n’en finit pas, de cette ambiance COVID qui nous a bousculé.

Profiter de cette période du temps de Carême pour élaguer le superflu et retourner à l’essentiel. Et puis, il y a cette communauté à rejoindre pour quitter l’ambiance de supermarché où l’on vient, à l’église, faire ses dévotions, faire sa consommation personnelle vite fait bien fait en laissant tout l’aspect communautaire et relationnel. 

Quitter sa bulle à roulettes qui isole, qui éloigne de ceux qui partagent notre environnement. 

Aller à la rencontre d’autres, animé de la même énergie, celle de la foi, celle de la convivialité, celle qui a sans doute existé profondément autour de Jésus quand il était parmi ses apôtres.

Nous sommes trente-cinq, valeureux explorateurs d’une autre manière de faire, pour se rencontrer. Un grand cercle de chaises, dans une grande salle, nous associe. Au centre comme point de repère, l’évangile ouvert. Nous sommes autour de la Parole, mise en évidence. Mais pour cela il nous faut entrer dans l’ambiance, étrange, nouvelle. 

Sous la houlette Oriane et de Michel, les animateurs ESDAC (lien vers leur site), nous voilà dans un anneau double mobile pour briser comme ils nous disent, la glace, pour faire un premier pas de paroles, de rencontres, sans à priori d’amitiés sécurisantes. 

Entrer dans la rencontre des uns et des autres souvent inconnus, avec comme sujet une phrase à commenter, pour orienter, éviter le bavardage. 

Nous voilà, en plaine sans mur de protection là, où le vent peut souffler librement. 

Puis par petits groupes, de 5 ou 6 chacun est invité à partager ce qui le fait vivre dans sa foi au quotidien, simplement, écouté par les autres. Une plume sert de micro, celui qui l’a, est écouté par les autres. Chacun ose selon son expérience, sa nature, ses possibilités.

Moment intense de respect, d’attention pour dire ce qui fait notre foi, notre expérience. 

Le responsable du groupe veille à la place de chacun.

Après ce sera pour ceux qui le souhaitent un témoignage au grand groupe, la plume à nouveau en main. Chacun selon sa nature dit ce qui le motive, sa découverte. 

Une impression d’être en communauté verbale ou visuelle dans le groupe s’installe.

Au fond comme le potage servi au repas convivial, c’est un tout, chacun est légume, dans celui-ci, bien présent par sa nature dans ce liquide clair qui est cette parole que nous commentons régulièrement.

Moment de communauté neuve avec plus d’un, qui devient maintenant un pair. 

Nouveaux liens établis dans la convivialité. Nous voilà lié par l’expérience, comme des anciens combattants, réunis dans cet esprit de communauté, pour qu’au quotidien notre relation soit autre, plus chaleureuse avec nos frères et sœurs.

André Boxus

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