A l’exemple de Saint-Joseph, comment concilier travail et foi ?

TEMOIGNAGE DE PATRICK

Dieu merci, nous sommes toujours autorisés à exprimer assez librement nos opinions, contrairement à de trop nombreux pays soumis à la censure ; ceci étant dit, dans le contexte actuel qui tend à supprimer tous les signes d’appartenance religieuse dans l’espace publique (e.g. ne dites plus vacances de Toussaint, Noël et Pâques mais vacances d’automne, d’hiver et de printemps, ou encore que dire de ce débat récurrent sur la suppression de la dimension « Catholique » de l’Université de Louvain), il est clair que partager ma foi de chrétien avec mes collègues du boulot reste plus que jamais une démarche qui demande un engagement personnel fort.

Très loin d’essayer de faire du prosélytisme au travail, je ne cherche pas non plus à cacher ma foi. En fait, être un témoin du Seigneur dans mon travail passe pour moi surtout par mon attitude face à mes collègues et aux situations. Ainsi, je m’efforce par exemple de donner la même écoute et témoigner du même respect à tous mes collègues sans faire de distinction.

Au hasard d’une conversation, il m’arrive aussi d’échanger ouvertement sur mes valeurs chrétiennes avec un collègue, chrétien ou non, sans que nous ayons à nous juger et toujours dans le respect de l’autre et de ses différences.

Sans que j’aie eu besoin de parler de Dieu, il m’est arrivé qu’un collègue me dise : « On voit que tu es chrétien », quel meilleur signe aurais-je pu attendre ? Ma foi, je la vis partout et à toute heure. Ne dit-on pas d’ailleurs très justement qu’une foi sans les actes est une foi morte.

Patrick Raymaekers