Chemin des écoliers

Alors que nos plus jeunes ont été invités dès la dernière semaine du mois d’août à rejoindre leurs amis et amies des établissements scolaires, ne nous livrent-ils pas en sourdine que le temps de l’apprentissage dans la vie est précieux pour quiconque et qu’il importe d’y inscrire ses pas ?  Pourquoi les pas ne devraient-ils s’inscrire que pour nos plus jeunes ? Aurions-nous peur de reconnaître devant nos petits-enfants que nous devons tous et toutes être des écoliers, quel que soit notre âge ?

Le chemin sur lequel nous pouvons nous engager tout au long de cette année sera probablement fait de jours de transports de joie dans les découvertes et des jours d’épreuves que sont parfois des charges de responsabilité trop lourdement déposées sur nos épaules fortes et à la fois fragiles. Ces jours divers devront sans doute nous porter de l’avant dans des tâches parentales, dans des exigences professionnelles, dans les périodes d’un corps malade ou de l’esprit qui vacille.

Prendre le chemin des écoliers, c’est accepter d’aller sans se mentir à la rencontre de l’inconnu ou du pas bien connu pour ensuite nous fortifier dans du bonheur qu’on espère indélébile, non frelaté, non édulcoré, non détourné.

Prendre le chemin des écoliers en ACI, n’est-ce pas nous rendre à l’école de l’Evangile où nous apprendrons à l’infini, comme Jésus l’a enseigné à ses disciples et en toutes ses rencontres du public, d’une part à nous émerveiller du rayonnement de l’amour divin duquel nous pouvons nous dresser jour après jour avec l’intime certitude de participer ensemble à un monde nouveau, et d’autre part confesser nos déroutes et également nos hésitations devant Dieu qui nous déploie des tracés d’amour fabuleux.

Ayons en perspective que Dieu est un don, un don pour mener nos vies à bien. Il n’est pas, contrairement à ce que nous en faisons si nous ne sommes pas attentifs, un objet d’exploitation de nos petites ou grandes affaires, un Dieu utilisé alors à notre guise et à vilipender s’il ne nous satisfait pas à la minute. 

Pas plus que nous emploierions un tournevis pour peler notre pomme de terre, n’employons pas Dieu pour protéger nos terres basses, nos portemonnaies par exemple devant l’imposition de sobriété, voire de la pauvreté, qu’impose la crise mondiale en notre année, après un temps imaginé d’abondance infinie au regard d’une part des hommes. Si Dieu est très maladroit dans cet ordre de compétence, Il est particulièrement doué par contre pour nous emmener avec lui au plus beau des paysages, celui de la vie comme un parfum d’éternité au-delà des égratignures et des blessures du temps terrestre.

Agissants en Chrétiens Informés, ACI, célébrons la saveur des écoliers en cette année où nous allons nous intéresser mois après mois aux « arbres qui marchent » selon le titre des 8 vidéos composées par le cinéaste Pierre-Paul Renders.

                                                                       Philippe Dupriez, 12 septembre 2022

Post scriptum :

En tant qu’aumônier national de l’ACI, « Agir en Chrétiens Responsables », j’ai écrit ce sujet intitulé « le chemin des écoliers » pour le document trimestriel de ce mois de septembre 2022. Il me semble être éveillant pour tant d’autres. C’est ainsi que je vous le transmets.

Quant à vouloir connaître le mouvement ACI qui est national, sa présidente est 

Mme Isabelle Seny, épouse Losseau.

Si vous souhaitez entrer en relation de découverte du mouvement, et d’envie d’en devenir membre, vous pouvez vous adresser à elle via son courriel : isabelleseny@yahoo.fr

                                                           Abbé Philippe Dupriez

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