Viens du bon côté !

P.D.

Vois l’oiseau qui se balance au bout d’une branche, alerte devant tout ce qui se passe alentour, chantant sans préoccupation de droits de propriété mais revenant volontiers se redire. Viens aussi te dire et te redire ; qui régulièrement devant une potale, autre en une chapelle, ou encore face à une croix en la demeure, ou à contempler une image. Dire et te redire aussi dans les yeux rayonnants ou douloureux d’un frère ou d’une sœur, handicapé ou hospitalisé, et dans les yeux interrogateurs ou interpellant d’un enfant comme d’un collègue de travail.

Vois cet homme dont la vérité sourd comme le filet du ruisseau qui dévale pour rejoindre l’immensité d’un océan rafraîchisseur de notre terre, poissonneusement actif, et surpassant les pollutions de nos dérives empoisonnées de tentatives de pouvoir.

De la mangue sur le grand noyau tu te casserais les dents, mais de la chair qu’il a délicatement produit quelle saveur n’a-t-il pas autorisé. Ton cœur peut aussi être dur et en fait s’ouvrir et devenir délice. Et de ce délice que ne peux-tu le partager et exhaler les papilles de l’estime chez un grand nombre.

Le magnolia triomphe le temps d’une courte floraison puis est oublié. La pâquerette bien discrète se révèle le temps de trois saisons sur quatre. Agis aussi en longévité et tu seras la paix qui s’étend. Point d’orgueil détrôné, mais de l’humilité qui sans cesse va égayer.

Ô Christ, perce nos carapaces comme du muguet printanier qui se déchaîne des terres ténébreuses et offre de l’adrénaline aux amoureux et aux bienheureux.

                                                                       Philippe Dupriez                                                                                                          Mai 2021

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