D’où viennent nos traditions ?

La couronne de l’Avent

            La coutume de dresser une « couronne de l’Avent » – quatre cierges sur un cercle de rameaux verts – est une belle évocation du mystère de l’avent.

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            Cette tradition populaire préchrétienne devient au XVIe siècle, en Germanie, un symbole chrétien de l’avent. Dans certaines familles, on allume une bougie de cette couronne chaque dimanche de l’Avent. C’est l’occasion d’un temps de prière.

            Dans l’antiquité, une couronne faite par des branches vertes, était le symbole de victoire et de gloire. Ici, elle évoque le « Messie-Roi ». Les rameaux verts signifient le renouveau attendu de l’Enfant de la crèche.

            Les quatre bougies symbolisent les quatre dimanches pour préparer Noël.  Le premier invite à veiller dans l’attente du Seigneur, le second fait entendre la voix de Jean-Baptiste qui invite à « préparer les chemins du Seigneur », le troisième appelle à la joie, car « le Seigneur est proche », le quatrième annonce les événements qui précèdent immédiatement la naissance du Christ.

            La flamme des bougies représente la lumière des prophéties qui, au long de l’histoire, ont illuminé la nuit du peuple de Dieu dans l’attente de la « Lumière véritable » (Jean 1, 9). C’est aussi un signe de l’espérance du chrétien et de sa vigilance dans l’attente de la venue du Christ.

            Que cette couronne de l’Avent, qui décore nos maisons avant Noël, nous aide à décorer nos cœurs durant cette préparation de Noël !

Le sapin de Noël

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            Entre 2000 et 1200 av. J.-C., on parlait déjà d’un arbre le jour du 24 décembre, puisqu’on considérait ce jour comme la renaissance du soleil. Les Celtes avaient adopté un calendrier basé sur les cycles lunaires. À chaque mois lunaire était associé un arbre, l’épicéa (l’arbre de l’enfantement) fut celui du 24 décembre. Pour le rite païen du solstice d’hiver, un arbre, symbole de vie, était décoré avec des fruits, des fleurs et du blé.

            Pour rivaliser avec cette fête païenne, l’Église institue en 354 la célébration de la naissance du Christ le jour du 25 décembre. Initialement la célébration de Noël se résumait à la messe de la nativité.

            On raconte que Saint Boniface (né en 680), un moine qui évangélisait l’Allemagne à la fin du VIIe siècle, voulait convaincre les druides germains, des environs de Geismar, que le chêne n’était pas un arbre sacré. Il en fit donc abattre un. En tombant, l’arbre écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage à l’exception d’un jeune sapin. À partir de là, la légende raconte que Saint Boniface a qualifié ce pur hasard de miracle et a déclaré dans sa prédication que désormais, on appellera cet arbre, l’arbre de l’Enfant Jésus. Depuis, on plante en Allemagne de jeunes sapins pour célébrer la naissance du Christ.

            Au XIe siècle, l’arbre de Noël, garni de pommes rouges, symbolisait l’arbre du paradis. C’est au XIIe siècle que la tradition du sapin est apparue en Europe, plus précisément en Alsace. On le mentionne pour la première fois comme « arbre de noël » vers 1521. Au XIVe siècle, les décorations étaient composées de pommes, de confiseries et de petits gâteaux. À cette même époque, l’étoile au sommet de l’arbre, symbole de l’étoile de Bethléem commença à se répandre. Ce sont les protestants en 1560 qui ont développé la tradition du sapin de Noël pour se démarquer des catholiques.

            Au XVIIe et XVIIIe siècle apparaissent les premiers sapins illuminés. On utilisait des coquilles de noix remplies d’huile à la surface desquelles des mèches flottaient, ou des chandelles souples nouées autour des branches.

            L’arbre de Noël devient une tradition profondément enracinée en Allemagne qu’à partir du XIXe siècle.

            Traditionnellement, l’arbre de Noël ne doit pas être érigé avant la veille de Noël, c’est-à-dire le 24 décembre et doit être enlevé douze nuits après, pour l’Épiphanie.

Synthèse d’articles différents trouvé dans le net

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