Témoignage d’une visiteuse.

TÉMOIGNAGE D’UN MEMBRE DE L’EQUIPE DES VISITEURS

Après le décès de mon époux, j’ai voulu consacrer une  partie de mon temps libre aux personnes souffrant de solitude. La plupart d’entre elles n’ont plus de contact avec leur famille et se retrouvent isolées de tout.

J’ai donc pris la décision de m’inscrire auprès d’un groupe de bénévoles, étant de nature réservée, cette démarche d’aller vers les autres m’a beaucoup aidée et a permis de renforcer le manque de confiance en moi.

La relation entre le bénévole et le bénéficiaire est un moment de partage, un moment de convivialité, c’est aussi l’occasion d’apporter une aide à la lecture, un appui pour une promenade ou un accompagnement pour toute formalité administrative. Mais avant tout être à l’écoute de leurs préoccupations sans jugement pour tenter de les apaiser.

Chaque visite est pour moi de constater à quel point ce soutien moral est utile et apprécié par ces personnes. Malheureusement, la crise sanitaire m’a contrainte de suspendre ces rencontres, cette situation m’attriste beaucoup. J’attends donc avec impatience de retrouver ces moments qui nous manquent mutuellement. En attendant, j’éprouve beaucoup de satisfaction à distribuer la communion aux locataires de la Résidence duMoulin qui sont obligés de regarder la célébration de la messe à la télévision.

Pour conclure une petite citation de Mère Térésa : ce qui compte, ce n’est pas ce que l’on donne, mais l’amour avec lequel on donne.

G.L.

QU’EST-CE QU’UN SACREMENT ?

Et le sacrement des malades ?

Les sacrements sont un don gratuit de Dieu aux hommes et femmes de notre temps. 

Ils veulent montrer que Dieu est avec nous, là où nous sommes dans notre démarche de rencontre avec lui.

En tant que femme et homme, nous avons besoin de signes, de symboles qui permettent de communiquer avec l’autre (la poignée de main, l’embrassade, le sourire, les larmes, …)

Il en est de même avec Dieu.

Le sacrement des malades, par exemple est une grâce, un signe de la présence de Dieu avec celui qui souffre. Il exprime l’accompagnement de Jésus lui-même envers la personne qui reçoit ce sacrement. D’ailleurs, ce sacrement peut être reçu plusieurs fois. Cela montre ô combien Dieu est présent à nous dans nos différentes étapes de la vie. 

Kieffer

Le sacrement des malades nous demande de nous laisser guider par Dieu. Un don, on le reçoit sans calcul, sans préméditation. C’est comme une main tendue par Dieu pour accompagner, porter la personne durant ce moment difficile. Comme une maman porte son enfant pour traverser la rivière, Dieu est là pour nous porter et rendre notre fardeau moins lourd. Ce sacrement est un sacrement de l’alliance « Dieu avec » pour vivre, espérer contre toute espérance. C’est un lâcher-prise. 

Si possible, ce sacrement ne se fait pas en « seul à seul » entre le malade et le prêtre mais entouré de proches, de la communauté qui exprime que l’on n’est pas seul sur ce chemin et que l’on porte ensemble, en Église, celui qui souffre. Nos mains, nos oreilles, nos yeux sont là pour accompagner avec Dieu la personne malade. 

L’onction d’huile montre la tendresse de Dieu pour le malade. Comme l’huile que l’on met sur le bébé pour le rassurer, l’apaiser. Dieu est là pour nous, avec nous.

Pierre-Paul Van Parijs

L’Espérance : une décision

« L’espérance n’est pas l’espoir, ce n’est pas croire que “ça ira mieux demain”. L’espérance se vit au cœur du pire. Ce n’est pas un sentiment, mais un acte, une décision qui rejoint les deux autres vertus théologales, la foi et la charité. La foi croît quand il n’y a aucune raison de croire, et la charité aime quand il n’y a plus de raison d’aimer. Espérer, c’est “espérer contre toute espérance”, nous dit saint Paul. Cela signifie que nous faisons tout pour que la vie soit encore possible demain, en faisant le pari de la confiance dans nos relations humaines, familiales, professionnelles, communautaires.      Ce ne sont pas que des paroles : espérer doit aboutir à des actes. Il nous faut nous engager, faire tout ce que nous pouvons faire pour ouvrir un avenir, en dépit des apparences.

Quand le prophète Jérémie est prisonnier, en exil à Babylone, il veut acheter un champ en Terre promise, pour ceux qui retourneront là-bas (Jr 32). Il sait qu’il ne reverra sans doute jamais son pays : c’est un acte d’espérance pour que d’autres aient des raisons de croire. Pour les chrétiens, l’espérance, c’est faire en sorte que l’épidémie ne nous détourne pas du cœur de notre foi. La messe peut être essentielle, mais pas seulement : la matière même de l’eucharistie, c’est la charité. Messe ou pas, comment nos vies sont-elles ouvertes aux plus vulnérables ? L’espérance, c’est poser des actes pour que le cœur de ce à quoi nous croyons soit honoré. Est-ce que nous voulons des hommes libres et vivants demain ? C’est très concret en temps de crise : ouvrir les écoles pour que les enfants ne soient pas laissés à eux-mêmes, aller voir les plus âgés, autoriser les visites en prison, honorer nos morts…

Ceux qui vivent de cette espérance sont transformés, nous trouvons des ressources que nous ne pensions pas avoir : plus nous cultivons la charité, plus nous approfondissons la foi et l’espérance. C’est aussi risquer un avenir, cela ne doit pas conduire à n’importe quoi : nous devons par exemple tenir nos positions éthiques en temps de crise si nous voulons encore croire à un État de droit demain. En cette période de Covid ou de recrudescence du terrorisme, nous devons être vigilants. Nous ne sommes pas seuls pour espérer. Espérer est un don, un acte de foi, une force donnée. C’est agir sans en mesurer forcément les fruits pour soi-même, ni dans l’immédiat. Ainsi, les femmes se rendent au tombeau, malgré tout, pour embaumer le corps du Seigneur. La contemplation du Christ donne à espérer. Si nous sommes sans force, il peut être en nous ferment d’espérance car il a vécu le désespoir et l’a traversé. Ne craignons pas de lui demander de fortifier en nous l’espérance. »

                      Sœur Anne Lécu
                               53 ans, dominicaine, médecin en milieu carcéral

Les anges annoncent…

Détail Tableau de M. De Haese « Présentation de Jésus au temple » récemment restauré à l’Eglise St Remy.

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge,… et le nom de la jeune fille était Marie. (Luc 1, 26.27).

L’ange du Seigneur se présenta devant eux (les bergers)….Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,… (Luc  2, 9.10)

Un ange, qu’est-ce qu’un ange ? Dans l’Écriture les anges nous sont présentés comme des messagers de Dieu. Nous connaissons quelques-uns d’entre eux par leurs noms par exemple : Michel, Gabriel et Raphaël.  Mais, il y a une myriade d’anges auxquels le Christ, lui-même, fait référence. Il va même jusqu’à préciser que certains d’entre eux nous sont dédiés personnellement.

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Les bergers en route.

« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)

Le Nouveau Testament nous parle des bergers qui vivaient dans la campagne autour de Jérusalem. Ils passaient la nuit dehors, auprès de leurs bêtes dans les champs.

Les bergers, des hommes pauvres, méprisés, sans droits, sans parole et interdits dans le Temple ! On ne respectait guère ces gens-là ! Dieu renverse les échelles sociales : les bergers sont informés les premiers de la venue du Sauveur, Dieu se révèle aux pauvres. Ces derniers reconnaissent la Lumière venue dans le monde ! C’est eux qui nous aident à reconnaitre celui qui se tient désormais parmi nous et que nous ne connaissons pas.

Et pour nous aujourd’hui ? Quels visages ont ceux qui nous conduisent à la crèche en 2020 ? Quelle est leur identité ?

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La crèche : Bienvenue à la maison.

Pixabay

Marie et Joseph sont « en chemin ». Une longue route. Et au bout, un heureux événement.

Encore faut-il un endroit, pour que l’événement puisse avoir lieu.

Où loge-t-on quand on est « en chemin » ? Un hôtel ? Une auberge ? Une chambre d’hôte ? Un gîte ? Mais tout est complet, ce soir-là. Pas de place dans les endroits habituels, classiques, d’hébergement. Tous, ils étaient déjà remplis, avec d’autres personnes, d’autres hôtes, d’autres invités.

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